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Novembre 1992 : un titre pour Béguin et deux podiums pour Mauffrey Imprimer Envoyer
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Lundi, 06 Novembre 2017 16:05

Le Championnat de France des rallyes s’achève dans les Cévennes et dans le Var. Si Bernard Béguin assure le service minimum pour décrocher son titre, Eric Mauffrey à l’inverse fait le maximum pour monter sur le podium. Et il parvient à son objectif.

 

Mauffrey-Var-1992Troisième dans les Cévennes et dans le Var, Eric Mauffrey finit très bien sa première saison chez les pros.

 

Première étape du Rallye des Cévennes et déjà Bernard Béguin pousse un gros « ouf » de soulagement car Jean Ragnotti vient de percuter un trottoir et de tordre un longeron de sa Clio. Grâce à cette faute du pilote Renault, Béguin vient d’être débarrassé de son adversaire numéro un dans ce rallye mais surtout de son seul rival dans la course au titre.

Béguin est d’autant plus soulagé que lui-même n’est pas au mieux de sa forme en raison d’une intoxication alimentaire qui lui tord le ventre. C’est peut-être ce qui explique qu’au soir de la première étape Alain Oreille ne soit qu’à qu’à 26’’ et Eric Mauffrey, qui se plaint de l’instabilité de sa voiture, à 1’20’’. Les deux « Clio boys » ont beau indiquer que leur objectif est avant tout le titre Constructeurs, ils représentent une vraie menace pour un Béguin qui n’a pas oublié qu’on n’est jamais à l’abri d’une mauvaise surprise,  comme l’a prouvé son abandon lors du Rallye du Limousin, freins arrière bloqués.

Mais le pilote Ford cette fois est épargné. Le lendemain, débarrassé de ses soucis de digestion, il creuse insensiblement l’écart sur Oreille à qui il prend une vingtaine de secondes supplémentaires. Eric Mauffrey de son côté perd du terrain et il doit se consacrer désormais à la préservation de sa troisième place désormais convoitée par la BMW M3 de Mourgues et la Clio de Hazard. Une menace toutefois éphémère : Mourgues commet une faute dans une spéciale et concède vingt secondes, et Hazard s’auto-élimine en effectuant des tonneaux dans une épingle.

Ragnotti est remonté à la cinquième place mais Béguin est champion, cette fois c’est fait. Et Renault remporte le titre Constructeurs. « Mission accomplie » commente Eric Mauffrey, satisfait de sa course. Il l’est moins, satisfait, en constatant que sa voiture personnelle a été volée, tout comme celle de Jean Ragnotti.

 

Une victoire de ragnotti pour finir

Le Championnat de France baisse le rideau au Rallye du Var. Bernard Béguin n’est pas là, l’explication « officielle » de ce forfait étant que le tout nouveau Champion de France n’a plus de budget. Comme César Baroni a lui aussi jeté l’éponge depuis le Rallye du Limousin, la voie est libre pour les pilotes Renault, auxquels se sont ajoutés pour l’occasion Dany Snobeck et Patrick Bernardini, tous deux engagés sur des Ford Sierra Cosworth, et De Meyer sur BMW M3.

Les spéciales de la première journée se révèlent désastreuses pour Snobeck et Bernardini, éliminés par des sorties de route. Oreille et Hazard abandonnent en raison de problèmes de moteurs. De quoi rendre la tâche encore plus facile à un Ragnotti qui n’a plus guère que De Meyer à se mettre sous la dent. Il le contrôle tranquillement. De 1’17’’ à l’issue de la deuxième étape, l’écart entre les deux hommes n'a pratiquement pas varié au sortir de la dernière spéciale.  

Comme au Rallye des Cévennes, Eric Mauffrey termine troisième et cette place ne lui a jamais été contestée puisque tant Balési (Clio) que Loubet (AX) ont toujours navigué à près de deux minutes de lui. Le rallyman vosgien a le sentiment d’avoir réalisé une bonne saison pour sa première expérience au sein d’un team professionnel. Par ailleurs, les responsables de Renault Sport paraissent satisfaits de son travail. Eric Mauffrey pour autant ne sait pas de quoi son avenir sera fait car Renault ne s’est engagé à rien. Les seules certitudes du pilote en ce jour de novembre 1992 : « Mon contrat prend fin le 31 décembre et je ferai tout pour continuer ce métier ».


En novembre 1992 toujours

La Coupe Renault à Orsucci. Le Rallye du Var est aussi la dernière manche de la Coupe Renault sport des rallyes et donc le dernier obstacle à franchir pour le leader, Philippe Orsucci, toujours pas assuré mathématiquement de sa victoire. Dans le Var, il doit s’employer face à un Marcel Patrois qui ne lâche rien puisque les deux pilotes en effet sont encore à égalité à deux spéciales de l’arrivée. Orsucci l’emporte au sprint : il prend deux fois huit secondes à Patrois. Le Vosgien ne perd pas tout puisqu’il repart avec une Clio groupe A avec laquelle il est censé disputer le Championnat de France de deuxième division l’année suivante.   

Didierlaurent finit bien. Dernière manche aussi pour le Trophée Citroën AX au Rallye de l’Yonne. Lionel Didierlaurent est en tête mais il flanche en fin de course et abandonne la victoire à Bessaou. Sa deuxième place finale dans le Trophée AX lui vaut de gagner une ZX pour la saison suivante où il espère faire encore mieux qu’en 1992 avec une victoire au Rallye de Lorraine, deux places de deuxième et plusieurs places de troisième.

Le Lorraine 1993 sans les Vosges. Le Rallye de Lorraine 1993 sera plus court dans le temps et en kilométrage. Si bien que pour la première fois depuis sa création, il ne viendra pas dans les Vosges. Les problèmes financiers de l’ASAC Lorrain sont évidemment à l’origine de cette décision.

Les dirigeants lorrains et alsaciens s'adorent. Après cinq heures de débats tendus, la Ligue Lorraine-Alsace de Sport Automobile n’a toujours pas réussi à élire son nouveau président. Pas plus Paul Spillmann, le sortant, que ses challengers Jacky Jung et Dominique Thiry, n’a obtenu le nombre de voix nécessaire pour être élu. Les Lorrains ne veulent pas d’un Alsacien, les Alsaciens ne veulent pas d’un Lorrain, et pour ne rien arranger, les Alsaciens ne s’entendent pas entre eux. Un deuxième vote est prévu le 7 février.

Snobeck vainqueur à Val Thorens. Le coup d’envoi du Trophée Andros 92-93 a lieu à Val Thorens où les Mercedes 190 de Dany Snobeck, vainqueur, et François Chatriot, troisième, font merveille grâce à leur motricité. Le meilleur adversaire de Mercedes est BMW avec les M3 de Balas, deuxième, et Tarrès, quatrième. Christian Debias fait ce qu’il peut avec son Opel Corsa : douzième.

 

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