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Septembre 1991 : Mauffrey à sa main au Rallye des Brimbelles Imprimer Envoyer
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Samedi, 03 Septembre 2016 14:56

Le Rallye des Brimbelles ne pouvait pas échapper à Eric Mauffrey. François Grandjean lui a même facilité la tâche.

 

Mauffrey-Brimbelles-1991Hormis le prologue remporté par Jan-Hug Hazard, Eric Mauffrey a totalement dominé une course dont il était dès le départ l’un des grands favoris.

 

A ma gauche, Eric Mauffrey et sa Ford Sierra Cosworth, à ma droite, François Grandjean et sa BMW M3. Les deux pilotes partent grands favoris du Rallye des Brimbelles, quelques mois après un Rallye de Lorraine qui n’a pas permis de les situer l’un par rapport à l’autre, Grandjean ayant été éliminé dès la troisième spéciale par une sortie de route.

Eric Mauffrey, qui court à domicile, a besoin de rouler sur cette voiture qu’il a découverte en début d’année. Une semaine auparavant, sa participation au Rallye du Mont-Blanc l’a laissé frustré puisqu’il a abandonné dès la première spéciale en raison d’une casse de turbo.

Le plateau du groupe A est plutôt bien fourni avec Jean-Pierre Jacques (Peugeot 309),  Christian Hot (Opel Kadett), Benoit Duchène (Clio), Jacques Gavoille (R 11 Turbo) ou encore Francis Villemin (Golf).

Dans le groupe N on trouve pas moins de quatre Ford Sierra Cosworth, dont celle de  Jan-Hug Hazard qui pourrait bien concourir pour le podium et celles, sans doute moins ambitieuses pour cause de débuts au volant de cette voiture, de Alain Vauthier et Daniel Gabrion. La quatrième Sierra est pilotée par Etienne Joly. Les Clio de la Coupe Renault Sport sont également de la partie : le leader Serge Jordan, son second Henri Depons et leurs suivants parmi lesquels se trouve l’organisateur du rallye, Marcel Patrois.

 

Hot-Brimbelles-1991Christian Hot : dans le peloton de tête.


Mauffrey tout de suite aux commandes


On en sait plus après les quatre premiers tronçons chronométrés. Malgré le meilleur temps réussi par Jan-Hug Hazard dans le prologue, Eric Mauffrey a pris la tête et possède déjà un matelas confortable, non pas, grosse surprise, sur François Grandjean, mais sur Benoit Duchène et Christian Hot qui eux se tiennent en quelques secondes.

François Grandjean, seulement quatrième, explique qu’il est souvent au rupteur («  à 180 je cherche encore une vitesse mais il n’y en a plus… ») et qu’il a déjà commis deux fautes en deux spéciales, la deuxième en se laissant déconcentrer dans la descente d’Hérival à la vue de la Sierra de Hazard immobilisée au bord de la route. Le Nancéien vient en effet d’abandonner et il laisse de ce fait le champ libre à Jordan, désormais leader du groupe N devant ses adversaires de la Coupe Renault Sport De Faveri, Depons et Patrois, parmi lesquels s’est intercalé Colin et sa R5 GT turbo.

 

Grandjean-Brimbelles-1991Le moteur de la BMW 3 de François Grandjean n’a pas tenu.

Grandjean, Duchène, Jacques : tous au tapis

 

Le moteur de la M3 de Grandjean ne résiste pas aux mauvais traitements que lui inflige son pilote : il casse lors du second passage dans la spéciale d’Hérival. Une trentaine de minutes plus tard, Duchène sort de la route. Hot se retrouve donc deuxième mais pour préserver sa place il doit encore repousser les assauts d’un Jean-Pierre Jacques très entreprenant ; du moins tant que sa voiture le lui permet. Or, la tringlerie de boîte de vitesses de la 309 finit par casser…

Gabrion et Vauthier jettent également l’éponge avant l’arrivée. Marcel Patrois n’est pas épargné puisqu’il abandonne dans la dernière spéciale, celle où Eric Mauffrey s’offre à l’inverse un petit plaisir sous la forme d’une 360° devant des spectateurs aux anges.

Christian Hot, deuxième scratch, l’est tout autant, aux anges, lui qui se son propre aveu, ne se souvient pas de la dernière fois où il a fini un rallye national « tellement c’est loin ». Serge Jordan, troisième scratch, qui conforte son avance dans la Coupe Renault Sport, et Francis Villemin, deuxième du groupe A jubilent également.

 

Classement scratch

 

1.    Mauffrey – Fleurance, Ford Sierra Cosworth, 0 h 59’ 08 ‘’, 1e groupe A
2.    Hot – Pareja, Opel Kadett ; 1 h 00’ 17’
3.    Jordan – Boyère, Renault Clio, 1 h 01’ 54’’, 1er groupe N
4.    De Faveri – Laviale, Renault Clio, 1 h 02’ 10’’
5.    Depons – Menard, Renault Clio, 1 h 02’ 25’’
6.    Villemin – Valentin, VW Golf, 1 h 02’ 54’’
7.    Gavoille – Vaxelaire, Renault 11 turbo, 1 h 02’ 56’’
8.    Kastler – Kastler, Renault 5 GT Turbo, 1 h 03’ 21’’
9.    Joly – Contal, Ford Sierra Cosworth, 1 h 04’ 04’’
10.  Colin –Poirot, Renault 5 GT Turbo, 1 h 04’ 08’’


Rallye de Meuse : Hot sur sa lancée

Le mois de septembre réussit décidément Christian Hot puisqu’après sa deuxième place au Rallye des Brimbelles, il remporte le Rallye de Meuse.  C’est la deuxième victoire de la saison du pilote rambuvetais en régional puisque celui-ci s’était déjà imposé au Rallye de Nancy en juin.

Lelarge était en tête après deux épreuves chronométrées mais sa R5 turbo a mal supporté le numéro d’équilibriste que lui a imposé un orage. A ce moment, Hot est en effet revenu à sa hauteur et, très en réussite a enlevé les deux dernières spéciales lui offrant la victoire.

Marc Vilte quant à lui a soufflé la troisième place à Daniel Forès au finish et remporté le groupe N.

 

Classement scratch

 

1.    Hot – Pareja, Opel Kadett, 10’ 08’’, 1er groupe A
2.    Lelarge – Baude, Renault 5 turbo, 10’ 12’’, 1e groupe F
3.    Vilte – Hoquart, Renault 5 GT turbo, 10’ 14’’, 1e groupe N
4.    Forès – Bretar, Renault 5 GT turbo, 10’ 17’’
5.    Joly – Remy, Opel Manta, 10’ 30’’
6.    Werguet – Werguet, Renault 5 turbo, 10’ 38’’
7.    Dubois – Shleppi, Peugeot 205, 10’ 39’’
8.    Klein – Judon, Opel Kadett, 11’ 13’’
9.    Bertoldi – Testa, Opel Kadett, 11’ 15’’
10.  Viard – Viard, BMW 2002, 11’ 16’’


En septembre toujours

Turckheim réussit à Tarrès, pas à Grobot. Il ne bat pas le record de la montée comme l’an passé mais il gagne encore : à Turckheim, Marcel Tarrès ajoute donc une ligne de plus à son palmarès exceptionnel. La journée est beaucoup plus compliquée pour Bernard-Etienne Grobot puisqu’il casse deux moteurs et laisse échapper la victoire en groupe N. François Jakubowski, son grand rival de l’année, s’impose. A la fin de la saison, le bilan restera positif pour le pilote vosgien (huit victoires à quatre) mais il aura été obligé de se battre, ce à quoi il n’était pas habitué jusqu’alors.

Grégoire : quand ça ne veut pas… Après des mois de galère, Stéphan Grégoire compte beaucoup sur le montage d’un nouveau moteur Alfa Roméo durant l’été pour attaquer la fin de saison en Formule 3. Mais ses espoirs sont déçus lors de la course de rentrée à Albi où il ne signe que le seizième temps des essais. Et rien ne s’arrange lors de la course puisqu’il abandonne boîte de vitesses cassée. Lors de la course suivante au Mans, il réussit le septième temps des essais et se classe neuvième. Le podium est encore loin mais il y a du mieux.

 

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