Septembre 1990 : et à la fin c’est toujours Hazard qui gagne Imprimer
SPORTS - RETRO SPORTS
Jeudi, 17 Septembre 2015 15:38

Depuis le début de l’année, Jan-Hug Hazard règne sans partage sur les épreuves de la région. Sans surprise, il signe tranquillement une victoire de plus au Rallye des Brimbelles.

 

Hazard-Brimbelles-1990-1Jan-Hug Hazard au Rallye des Brimbelles 1990 : intouchable.

 

Le premier vainqueur du Rallye des Brimbelles 1990 est son organisateur : avec 81 voitures au départ, Marcel Patrois s’est rassuré sur la pertinence d’une épreuve dont le plateau, une année auparavant, l’avait fait s’interroger sur l’intérêt d’y consacrer tant d’efforts. Patrois doit penser que les têtes d’affiche sont encore un peu rares mais après tout, on ne peut pas tout avoir. L’année prochaine peut-être…

 

Hazard-Gabrion-Brimbelles-1990Le bras de fer Hazard – Gabrion a duré le temps d’un prologue.

 

Le nom du vainqueur en tout cas ne fait pas de doute, c’est Jan-Hug Hazard que seul un incident peut empêcher de signer une nouvelle victoire, tant sa BMW M3 est au-dessus du lot dans la région. Christian Hot (Opel Kadett), Olivier Courtois (R11 Turbo) ou Daniel Gabrion (R5 Turbo) se satisferont sans doute d’un podium et de bonne places dans leurs groupes respectifs. Idem pour Boullanger (Peugeot 205), venu dans les Vosges grappiller quelques points pour la finale de la Coupe de France. Quant à Eric Mauffrey (Ford Sierra Cosworth), confronté aux R5 Turbo de Benoit Duchene et Olivier Virlat, celui-ci visera surtout le groupe N pour se consoler un peu de sa récente déception au Rallye du Mont-Blanc, son abandon survenant en effet à trois spéciales de l’arrivée alors qu’il était en tête du groupe devant Loubet.  

Gabrion crée une certaine sensation en remportant le prologue mais son aventure est sans lendemain : Hazard a beau dire qu’il trouve sa voiture « bizarre » et qu’il « ne la sent pas », son avance est déjà de deux minutes et douze secondes après les cinq premières spéciales. Gabrion a certes abandonné la première place mais il boit quand même du petit lait car il ne s’attendait pas à être aussi bien placé avec cette voiture dont il reconnaît volontiers qu’elle le domine. « Je suis en-dessous de ses possibilités » indique le pilote vosgien à ce moment sous la menace directe de Virlat, seulement à six secondes.


Duchene-Brimbelles-1990Benoit Duchene est resté longtemps en embuscade sans le vouloir.

Il manque déjà quelques gros clients au premier regroupement : Mauffrey a abandonné (joint de culasse), tout comme Hot (rupture d’un goujon de roue), Courtois (turbo) et Boullanger (sortie de route).

Et la série des abandons n’est pas terminée car trente-neuf voitures ne rejoignent pas l’arrivée. Hazard lui n’a connu aucun ennui. Il en a même profité pour régler la motricité de sa BMW dont le train avant, dit-il, « garde une certaine tendance sous-vireuse ». Ce qui ne l’a pas empêché de remporter neuf spéciales sur dix et accessoirement de se qualifier pour la finale de la Coupe de France.

Duchene finit deuxième avec l’impression de sortir de nulle part. Il est vrai que son classement du début de course était totalement erroné en raison d’une erreur de trois minutes, mais cette erreur ayant été réparée, il est revenu aux avant-postes, jusqu’à venir à bout, à la régulière de Gabrion puis de Virlat. A trois spéciales de l’arrivée, l’abandon de Virlat (rupture d’une durite d’eau, offre la troisième place à Gabrion.

 

Classement scratch


1.    Hazard – Caizergues, BMW M3, 1 h 14’ 06’’, 1er groupe A
2.    Duchene – Boilloz, Renault 5 GT turbo, 1 h 17’ 49’’, 1er groupe N
3.    Gabrion – Cossin, Renault 5 turbo, 1 h 18’ 40’’, 1er groupe F
4.    Turnel – Combes, Peugeot 205 GTI, 1 h 19’ 42’’
5.    Brocard – Sergent, Alpine A 310, 1 h 19’ 53’’
6.    Voirin – Toussaint, Opel Kadett, 1 h 21’ 18’’
7.    Villemin – Valentin, VW Golf 16 S, 1 h 21’ 29’’
8.    Laigle – Laurent, Peugeot 205 GTI, 1 h 21’ 50’’
9.    Bertrand – Didierlaurent, Renault 5 GT turbo, 1 h 22’ 12’’
10.  Leuvrey – Lépine, Peugeot 205 GTI, 1 h 22’ 17’’

 

En septembre 1990 toujours

 

Grobot-B-E-portrait-1990Bernard-Etienne Grobot, roi incontesté du groupe N.Tarrès champion de France, Grobot deuxième. - A Turckheim, Marcel Tarrès signe sa  10e victoire de l’année et bat le record de la montée qui est déjà sa propriété depuis 1981 (2’30’’15). Derrière Anne Baverey, 2e, Christian Debias enlève la 3e place et confirme sa réputation de pilote facétieux en percutant un chevreuil lors de la deuxième montée. En groupe N, Bernard-Etienne Grobot se montre toujours impérial malgré la grosse opposition de François Jakubowski qui dispose de la nouvelle Ford Sierra Cosworth 4 roues motrices. On prend les mêmes à  Corcoué et on recommence : Tarrès et Grobot réalisent le grand chelem (11 victoires en 11 courses), ce qui vaut à Tarrès de remporter une fois de plus le Championnat de France et à Bernard-Etienne Grobot de finir 2e.  Instruit par ce qu’il a vu à Turckheim, Grobot ne tarde pas à annoncer qu’il s’engagera avec une 4 roues motrices en 1991.

Grégoire reprend la main. - Après un mois de juillet très décevant, Stéphan Grégoire change d’équipe pour aborder la dernière ligne droite du championnat B de Formule 3. Il dispose désormais d’une Dallara de l’équipe Laurent Daumet auparavant confiée à certain David Halliday. A Albi, Grégoire parvient à se hisser à la hauteur de Cayrolle, son seul rival dans ce championnat, à 6 tours de l’arrivée mais celui-ci donne un coup de volant pour ne pas se laisser doubler et les deux autos sortent de la piste. Grégoire parvient à revenir sur la piste et finit 11e, pas Cayrolle. Au Mans, Grégoire finit de nouveau 11e et Cayrolle 14e, , si bien que le pilote Vosgien reprend la tête du championnat B. Il compte un point d’avance avant la dernière course de l’année à Croix-en-Ternois. MT