HOME SPORTS RETRO SPORTS Juillet – août 1990 : l’été réussit à Christian Hot
Juillet – août 1990 : l’été réussit à Christian Hot Imprimer Envoyer
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Jeudi, 20 Août 2015 13:52

Quand la Kadett va, tout va : Christian Hot le prouve en remportant la Ronde Ruppéenne puis en finissant deuxième du Sprint de La Bresse sur les talons de François Grandjean.

 

Hot-Ruppeenne-1990Vérité première du sport auto, il faut terminer. Pour avoir été souvent lâché par son Opel Kadett, Christian Hot en sait quelque chose.

 

Comme son Opel Kadett avait beaucoup cassé au cours de l’année, Christian Hot n’était pas d’une sérénité absolue au départ de la Ronde Ruppéenne. De surcroit, dans le plateau, il redoutait la concurrence de Claude Guthleben. Mais l’Alsacien n’était pas dans un bon jour. La preuve, dans la deuxième spéciale, il se trompait de pneus sous la pluie et du coup concédait 9 secondes qui venaient s’ajouter aux 5 déjà concédées au premier tour. Hot perdait ensuite 2 secondes pour être parti à son tour en slicks sous la pluie mais il lui restait encore un matelas de 12 secondes, suffisant pour gérer tranquillement un dernier tour au cours duquel les deux hommes réalisaient d’ailleurs le même temps. « Je me suis régalé » confiait Hot, en saluant les organisateurs de la Ronde Ruppéenne, épreuve, selon lui, « la plus technique de toute la Ligue ».  Il ajoutait qu’à l’exception de la Ronde du Florival qu’il avait également gagnée, les autres épreuves étaient « sans intérêt ». De l’humour on suppose…

Toujours présent aux premières loges, à l’exemple de Mangel avec lequel il finissait à égalité à la 3e place scratch, Jean-Louis Chanet était quant à lui récompensé par la victoire en groupe N.

Classement scratch

1.    Hot – Cattant, Opel Kadett GSI, 9’ 22’’, 1er groupe A
2.    Guthleben – Finck, Ford Escort RS, à 12’’, 1er groupe F
3.    Mangel – Andreux, Talbot Lotus, à 17’’
4.    Chanet – Grosdemouge, Renault 5 GT turbo, à 17’’, 1er groupe N
5.    Grosjean – Schneider, Alpine A 110, à 20’’
6.    Couturier – Bresson, Peugeot 205 GTI, à 25’’
7.    François – Cael, Renault 5 GT turbo, à 31’’
8.    Kieffer – Poirot, Ford Escort RS, à 33’’
9.    Villemin – Valentin, VW Golf 16S, à 33’’
10.  Fade – Courroye, Peugeot 205 GTI, à 37’’

La Bresse : Grandjean au bon moment

Jean Briche  affichait un grand sourire à l’issue de la première montée du Sprint de La Bresse. Sur la route sèche, les 300 chevaux de sa R5 Turbo lui avaient offert un chrono de 2’37’’ (ce devait être le meilleur de la journée) qui le plaçait en tête de la course avec 5 secondes d’avance sur François Grandjean et sa BMW M3 dotée d’une nouvelle boîte à 6 rapports. Briche avait également signé le meilleur temps des essais, tout le désignait donc comme le futur vainqueur. Sauf incident.

 

Grandjean-Plaine-1990-2-bisSur le sec, la BMW M3 de François Grandjean (photo) avait été dominée par la R5 Turbo de Jean Briche mais la pluie a totalement inversé les rôles.

 

La deuxième montée lui réservait cependant une mauvaise surprise, sous la forme d’une averse survenue au moment même où s’élançaient les voitures du groupe F. Pour le Meusien, le challenge cette fois était de garder sa voiture sur la route tout en limitant les dégâts au chrono, ce qu’il réussissait plus ou moins bien puisqu’il perdait 14 secondes (2’51’’) par rapport à son temps de la première montée. Briche du coup perdait la première place et même la deuxième, détenues désormais par Grandjean et Hot.

Comme toutes les voitures du groupe A, les deux nouveaux leaders du classement étaient en effet partis sur le sec, ce qui explique ce rebondissement. Grandjean toutefois n’avait pas la partie facile par la suite car Hot, confirmant la victoire enregistrée en juillet à la Ronde Ruppéenne, restait menaçant jusqu’à l’arrivée avec une Opel Kadett très incisive.

En groupe N, Hubert Rochelle s’attendait à une victoire assez facile mais la boîte de vitesses de sa R5 GT turbo en décidait autrement. Privé du quatrième rapport, il était à deux doigts d’abandonner la victoire à Patrick François, lequel se plaignait de son côté d’une surchauffe anormale de sa voiture.

Classement scratch

1.    Grandjean – Mauffrey, BMW M3, 10’ 50’’, 1er groupe A
2.    Hot – Cattant, Opel Kadett GSI, 10’ 53’’
3.    Briche – Briche, R5 Turbo, 11’ 00’’, 1er groupe F
4.    Guthleben – Finck, Ford Escort RS, 11’ 03’’
5.    Grosjean – Schneider, Alpine A110, 11’ 14’’
6.    Brocard – Sergent, Alpine A310, 11’ 15’’
7.    Mangel – Roger, Talbot Lotus, 11’ 20’
8.    Mermod – Mangeot, Peugeot 205 GTI, 11’ 20’’
9.    Rochelle – Chary, Renault 5 GT turbo, 11’ 23’’
10.  François – Cael, Renault 5 GT turbo, 11’ 27’’

En juillet-août 1990 toujours

Grégoire toujours aussi mécontent de sa voiture. Après deux abandons à Pau et à Charade suivis d’une 14e place à Rouen, Stéphan Grégoire aurait pu retrouver (un peu) le moral au Castellet si sa voiture ne s’était pas montrée aussi décevante : selon le pilote vittellois, les réglages étaient mauvais et ne lui ont pas permis de se battre dans de bonnes conditions. Même chanson deux semaines plus tard à Dijon où Grégoire affirme que sa voiture s’est dégradée au fil des tours jusqu’à devenir inconduisible. Bilan : une place de 11e (Le Castellet) et une place de 16e à Dijon. Fin juillet, Cayrolle reste donc leader du Championnat B et Aiello leader du « grand » championnat.

Eric Mauffrey malchanceux au Rallye du Rouergue.  Avec sa Ford Sierra Cosworth, Eric Mauffrey occupait la deuxième place du groupe N après les 5 premières spéciales du Rallye du Rouergue. Hélas, la suite était moins heureuse : crevaison dans le 7e tronçon chronométré puis abandon dans le 9e (joint de culasse). Surprise totale du pilote vosgien qui confiait n’avoir pas vu venir la panne, « n’ayant pas eu la moindre alerte auparavant ».

Bernard-Etienne Grobot sur sa lancée. Huitième manche du Championnat de France de la Montagne à Boyeux-Saint-Gérôme et huitième victoire ne groupe N pour Bernard-Etienne Grobot. A l’exemple de Marcel Tarrès, encore vainqueur de Boccard, le Déodatien est bien parti pour réaliser le score parfait.

Tranzer inattendu vainqueur à Gérardmer. A vouloir trop démontrer, Rolland Perrin est parti plusieurs fois à la faute dans la première manche. Puis son embrayage a lâché dans la deuxième manche. De quoi faciliter la tâche de Philippe Tranzer qui a inscrit son nom au palmarès de la Course de côte des Trois-Lacs devant Sylvain Wurth et Roland Kuster. MT

 

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