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Avril 1990 : tout le monde veut sa M3 Imprimer Envoyer
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Vendredi, 24 Avril 2015 16:31

Net vainqueur au Rallye de la Plaine, François Grandjean s’incline tout aussi nettement devant Hazard à la Ronde Luronne. Si les pilotes inaugurent tous deux de nouvelles BMW M3, les performances de leurs voitures sont loin d’être identiques.

 

Hazard-Lorraine-1990Jan-Hug Hazard a décidé de faire une grande saison 1990 et il s'en est donné les moyens avec cette BMW M3 préparée par Prodrive.


En 1990, la BMW M3 a la cote en rallye et tout le monde veut avoir la meilleure. Jan-Hug Hazard a frappé fort en achetant une vraie groupe A préparée chez Prodrive et François Grandjean a racheté celle de Philippe Kruger. Quand les deux pilotes s’affrontent à la Ronde Luronne, on s’aperçoit toutefois que les deux voitures n’ont pas le même potentiel. Quant à Jean Briche, il constate que même avec une grosse R5 Turbo, il n’a pratiquement plus aucune chance de gagner un Régional dès lors que l’un ou l’autre est présent.

Chez les montagnards, Bernard-Etienne Grobot revient en groupe N après une saison infructueuse en groupe A et, en circuit, Stéphan Grégoire s’attaque au championnat de Formule 3.

Grandjean sans rival à la Plaine

 Grandjean-Plaine-1990-2-bisFrançois Grandjean signe sa première victoire avec l'ancienne voiture de Philippe Kruger.

 

Au Rallye Lyon-Charbonnières, la BMW M3 que François Grandjean vient de racheter à Philippe Kruger a souffert face à un bataillon de Ford Sierra Cosworth. Une pénalité a certes obligé son pilote à lâcher prise définitivement mais de toute façon la victoire n’était pas envisageable, le trio Rigollet-Tasso-Montagny caracolant aux avant-postes sans espoir de retour pour le Haut-Saônois.

Pour Grandjean, l’opposition n’est évidemment pas du même calibre au Rallye de la Plaine où s’ouvre la saison des épreuves de la Ligue Lorraine-Alsace. Sur le papier, Grandjean pourrait éventuellement craindre Jean Briche mais encore faudrait-il qu’il soit dans un très mauvais jour où qu’il rencontre des ennuis. Mais rien de tout cela ne se produit. Grandjean domine Briche outrageusement et finit comme prévu en vainqueur devant le Meusien et sa R5 Turbo relégués à 17 secondes.

Plus inattendu, la 3e place est remportée par Marcel Patrois (R5 GT turbo) et la 4e par Daniel Mermod (Peugeot 205 GTI). L’abandon de Christian Hot, boîte de vitesses cassée, leur a sans doute fait gagner une place au scratch mais les deux ne s’attendaient pas à finir aussi haut dans le classement. 

 

Patrois-Plaine-1990Marcel Patrois et Martine Hingray signent l'exploit du jour en terminant troisièmes scratch.


Classement scratch

1.    Grandjean – Mauffrey, BMW M3, 12’58’’92, 1er groupe A
2.    Briche – Briche, R5 Turbo, 13’15’’30, 1er  groupe F
3.    Patrois – Hingay, R5 GT turbo, 13’27’’98, 1er groupe N
4.    Mermod – Mangeot, Peugeot 205 GTI, 13’45’’46
5.    Fade – Bretard, Peugeot 205 GTI, 13’59’’24
6.    Laigle – Laurent, Peugeot 205 GTI, 14’09’’99
7.    Noviant – Grossner, Peugeot 205 GTI, 14’10’26
8.    Mosser – Probst, R5 GT turbo, 14’14’’31
9.    Tschannen – Gautier, R5 GT turbo, 14’16’’98
10.    Roy – Eisenmann, R5 GT turbo, 14’17’’53

Le Florival devient une affaire vosgienne

Dominique Ruer avait remporté la Ronde du Florival en 1989. Un an plus tard, un autre pilote vosgien, Christian Hot prend sa suite en dominant sans discussion la Golf de Masson et la Ford Escort de Guthleben.

Les adversaires de Hot font valoir qu’ils n’ont pas été épargnés par les ennuis. Ainsi Masson aurait-il  été « bouchonné » sur deux bons kilomètres par un concurrent plus lent et Guthleben aurait perdu une dizaine de secondes en sortant de la route.

Jean Briche, le grand favori, explique quant à lui qu’il a levé le pied volontairement (et abandonné) après avoir senti des bizarreries dans le train arrière de sa voiture.

Classement scratch


1.    Hot – Cattant, Opel Kadett GSI, 11’55’’, 1er groupe A
2.    Masson – Tranzer, VW Golf GTI, 12’06’’
3.    Guthleben – Finck, Ford Escort RS 2000, 12’08’’, 1er groupe F
4.    Mosser – Probst, R5 GT turbo, 12’11’’, 1er groupe N
5.    Ligibel – Kien, VW Golf GTI, 12’12’’
6.    Weiss – Weider, R5 GT turbo, 12’13’’
7.    Broihier – Henry, Peugeot 205 GTI, 12’20’’
8.    Brogler – Leonate, R5 GT turbo, 12’20’’
9.    Biehler – Winkler, R5 GT turbo, 12’20’
10.    Fade – Conrroy, Peugeot 205 GTI, 12’24’’

Hazard bat Barbara à Metz…

Hazard-Lorraine-1990-2Pour Jan-Hug Hazard, c'est la voiture qui a tout fait. « C’est la voiture qui a gagné, pas moi » lance Jan-Hug Hazard à l’arrivée du Rallye de Metz. Le Nancéien n’a pas de mots assez forts pour glorifier sa nouvelle BMW M3 effectivement dotée de tout ce qu’il faut pour gagner : gros moteur, gros freins, boîte six, train avant incisif, etc. Face à ce bel outil sorti de chez Prodrive, Barbara et sa Porsche n’ont pas fait le poids (1 minute d’écart), pas plus que Delesalle et sa M3 (à 1’06’’). Ni la pluie, ni le brouillard ne sont venus à leur secours pour entraver la marche victorieuse du Lorrain pourtant un rien déçu par cette course qui selon ses dires ne lui a pas permis de vraiment tester sa voiture du fait d’un parcours sans grand intérêt : « tout ce que j’ai fait aujourd’hui c’est accélérer et freiner ».

En groupe N, Olivier Virlat s’impose devant les Ford Sierra de Schmit et Grobot. Un retour gagnant pour le Nancéien absent de la compétition depuis plusieurs mois.

Classement scratch

1.    Hazard – Caizergues, BMW M3, 50’03’’, 1er groupe A
2.    Barbara – Barbara, Porsche 911, 51’03’’
3.    Delesalle – Pernot, BMW M3, 51’09’’
4.    Bos – Jung, BMW M3, 51’17’’
5.    Virlat – Pierre, R5 GT turbo, 51’36’’ 1er groupe N
6.    Schmit – Schmit, Ford Sierra Cosworth, 51’47’’
7.    Grobot – Collet, Ford Sierra Cosworth, 52’05’’
8.    Hot – Cattant, Opel Kadett GSI, 52’10’’
9.    Briche – Briche, R5 Turbo, 52’16’’
10.    Blondeaux – Monnanteuil, R5 GT turbo, 53’40’’

… puis Grandjean à la Ronde Luronne

Grandjean-Luronne-1990Grandjean a essayé de contrer Hazard mais en vain.Une semaine plus tard, les adversaires de Jan-Hug Hazard ne s’appellent plus Barbara ou Delesalle mais Grandjean et le test est d’autant plus intéressant que leur affrontement se déroule à la Ronde Luronne que les deux connaissent bien.  Côté suspense c’est raté car Grandjean ne parvient pas à suivre le rythme de Hazard, qui se montre d’ailleurs de plus en plus rapide au fil des kilomètres grâce à de bons choix de pneus. Grandjean remporte la première spéciale du jour mais c’est un coup de bluff car il a pris d’énormes risques. Hazard réplique dans la suivante et gagne toutes les autres. Ecart final : 41 secondes. « Je m’attendais à pire » confie Grandjean. Les deux hommes c’est certain n’étaient pas à armes égales.

Derrière les deux hommes, les concurrents de la Coupe Renault Sport des Rallyes se sont expliqués comme à leur habitude, c’est-à-dire sans retenue. Ce n’était pas le moment pour avoir des coups de fatigue, tels ceux dont a été victime Benoit Duchène relégué à plus de 40 secondes du vainqueur, Serge Jordan ; ni d’avoir des problèmes de durite d’eau comme Marcel Patrois. La valeureuse Ford Escort RS 2000 de Kieffer apparaît à la 20e place scratch. Devant elle, 17 R5 GT turbo…

Classement scratch

1.    Hazard – Caizergues, BMW M3, 1h 05’ 11’’, 1er groupe A
2.    Grandjean – Mauffrey, BMW M3, 1h 05’ 52’’
3.    Jordan – Béranger, R5 GT turbo, 1h 08’ 06’’, 1er groupe N
4.    Balesi – Cirindini, R5 GT turbo, 1h 08’ 27’’
5.    Vernet – Vincent, R5 GT turbo, 1h 08’ 32’’
6.    Duchène – Leuvrey, R5 GT turbo, 1h 08’ 50’’
7.    Constant – Dziuba, R5 GT turbo, 1h 09 15’’
8.    Renoux – Pourchier, R5 GT turbo, 1h 09’ 34’’
9.    Depons – Menard, R5 GT turbo, 1h 09’ 35’’
10.    Arinian – Bournier, R5 GT turbo, 1h 10’ 12’’

Briche se refait une santé aux 500 Nocturnes

Briche-Plaine-1990Une victoire pour Jean Briche au terme d'un mois d'avril plutôt difficile.

 

Le mois d’avril de Jean Briche n’est pas terrible : dominé par Grandjean au Rallye de la Plaine, le Meusien a ensuite abandonné au Florival puis livré une course quelconque à Metz. Sa victoire au Rallye des 500 Nocturnes vient donc à point pour lui redonner le moral, quand bien même aurait-elle été obtenue sans grande difficulté, Briche ayant en effet remporté l’intégralité des neuf spéciales. L’abandon de Hot, boîte cassée (une nouvelle fois, c’est le point faible de l’Opel), lui a par ailleurs facilité la tâche puisque c’était son principal adversaire. Guthleben a pris la relève de Hot et finit 2e devant Ligibel, révélation du moment avec une Golf GTI qui l’a contraint à lever le pied en fin de course pour cause de défaillance du faisceau électrique. Olivier Courtois signe sa rentrée en remportant le groupe A avec une R11 turbo et Bernard Muller enlève le groupe N avec le mulet de Pascal Mackerer.

Classement scratch

1.    Briche – Briche, R5 Turbo, 11’56’’93, 1er groupe F
2.    Guthleben – Finn, Ford Escort RS 2000, 12’01’’99
3.    Ligibel – Kien, VW Golf GTI, 12’18’’48
4.    Courtois – Biraud, R11 Turbo, 12’19’’04,1er groupe A
5.    Schrapf – Krebs, VW Scirocco, 12’20’’28
6.    Mermod – Mangeot, Peugeot 205 GTI, 12’24’’43
7.    Ehlinger – Bollinger, Peugeot 205 GTI, 12’28’’48
8.    Aubert – Vien, Talbot Lotus, 12’38’’47
9.    Muller – Faivre, R5 GT turbo, 12’38’’51
10.    Mosser – Probst, R5 GT turbo, 12’57’’05


En avril toujours

Et de deux pour Chatriot. Après une victoire au Rallye des Garrigues, François Chatriot et sa BMW M3 remettent le couvert au Rallye Alpin-Behra où ils devancent César Baroni (Ford Sierra Cosworth) et Bruno Saby (Lancia Delta). Très bien parti avec une Sierra groupe N, Eric Mauffrey voit ses espoirs s’envoler en percutant le parapet d’un pont.  

Grobot revient à la charge en groupe N. Son expérience du groupe A n’aura duré qu’une année : ne supportant pas l’idée de ne plus gagner, Bernard-Etienne Grobot a préféré reprendre la Sierra groupe N avec laquelle tout lui sourit. Première course de l’année à Bagnols-Sabran en Championnat de France 2e division et victoire. Deuxième course au Col Saint-Pierre (1ère division) et nouvelle victoire, le Déodatien battant au passage le record du groupe N jusque là détenu par le Bressaud Jacky Deybach. Devant,  Marcel Tarrès reste intouchable. Anne Baverey est 2e et Christian Debias 3e.

C’est toujours un Mayeur qui gagne. Pierre Mayeur c’est le cadet, Marcel Mayeur c’est l’aîné. Les deux frères en décousent lors de la course de la côte d’Epinal dont la particularité est de ne comporter aucune déclivité. Cette course, Pierre la remporte devant Marcel. Aucun respect pour les anciens…

Grégoire s’attaque à la Formule 3.  Après une saison chaotique en Formule Renault, Stéphan Grégoire a choisi de s’attaquer au Championnat de Formule 3 avec une autre équipe, Cobras Organisation. Limité par son budget, il commence avec une Dallara à moteur Alfa Romeo dans un championnat B (réservé aux monoplaces âgées d’un an) peu prisé puisqu’il ne compte que deux concurrents, à savoir Grégoire lui-même et Cayrolle. Le Vittellois gagne à Lédenon mais Cayrolle réplique à Nogaro deux semaines plus tard : match nul. Grégoire se plaint de son matériel avec lequel il dit ne pas pouvoir rivaliser avec les pilotes de pointe. Parmi eux, se trouve Yvan Muller, 8e à Lédenon puis 2e à Nogaro. MT

 

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