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Septembre 1989 : Hazard reprend la main face à Kruger Imprimer Envoyer
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Mercredi, 17 Septembre 2014 10:28

Battu deux mois plus tôt par Philippe Kruger au Rallye de Nancy, Jan-Hug Hazard remet les pendules à l’heure au Rallye des Brimbelles. Et Eric Mauffrey souffle le groupe N à Stéphane Mougel avec une Sierra Cosworth.

Kruger-Brimbelles-1989Le suspense aura duré jusqu’à ce que Kruger casse un amortisseur.

Cinq spéciales ont été disputées mais le Rallye des Brimbelles n’est pas encore joué. S’il occupe la tête après avoir remporté toutes les spéciales, Jan-Hug Hazard est encore sous la menace d’un Philippe Kruger manifestement désireux de sortir une nouvelle fois vainqueur de ce duel après sa victoire en juin au Rallye de Nancy.

Quand Kruger se présente comme un obus au premier regroupement, tout le monde se dit qu’il en fait un peu trop. Mais il ne fait pas le spectacle, il est en retard car il vient de casser un amortisseur dans la spéciale de Purifaing (ES 6). Dix secondes de pénalité s’abattent sur lui, qui viennent s’ajouter aux 36’’ de retard qu’il compte déjà sur Hazard. Les trois dernières spéciales n’y changent rien, d’autant que la voiture de Kruger est devenue très instable après le remplacement de l’amortisseur cassé. Par souci de sécurité, il doit même en changer une nouvelle fois avant l’arrivée.
Sa victoire assurée, Hazard déroule et laisse donc une spéciale à la 205 GTI de Fabien Doenlen, calé depuis le départ à une troisième place que personne n’était en mesure de lui contester. On comptait un peu sur l’Opel de Christian Hot pour cela mais le Rambuvetais a vite lâché prise.


Mauffrey-Brimbelles-1989Première course et victoire pour Mauffrey au volant de cette Sierra groupe N.


Mauffrey souffre face à Mougel mais l’emporte

 

En groupe N, Eric Mauffrey a besoin de quelques kilomètres pour se familiariser avec la Ford Sierra Cosworth que lui ont confié temporairement les concessionnaires régionaux de la marque après l’accident dont Hoffner, le titulaire du volant, a été victime aux environs de Châlons-sur-Saône au retour d’une épreuve. Mauffrey apprend vite et son adversaire du jour, Stéphane Mougel en fait l’expérience. Même une spéciale de folie sur les gravillons de Purifaing ne suffit pas au Bressaud pour contenir le retour du pilote de la Sierra, finalement vainqueur avec treize secondes d’avance. Saluant la résistance de son adversaire à l’arrivée, Eric Mauffrey souligne qu’il a « vraiment envoyé » en se disant qu’il allait faire le trou « mais non, Stéphane était toujours là ! ».


En amenant son AX Sport à la troisième place du groupe, Jean-Paul Bouquet confirme quant à lui  les pronostics de Marcel Patrois, l’organisateur, qui estimait qu’il était possible de se mettre en évidence dans ce rallye avec une « petite auto ».


Classement scratch


1.    Hazard – Caizergues, BMW M3, 1h 07’ 03’’, 1er groupe A
2.    Kruger – Debaveye, BMW M3, 1 h 08’ 27’’
3.    Doenlen – Merciol, Peugeot 205 GTI, 1h 09’ 35’’
4.    Mauffrey – Boilloz, Ford Sierra Cosworth, 1 h 10’ 52’’, 1er groupe N
5.    Mougel – Mougel, R5 GT Turbo, 1 h 11’ 05’’
6.    Hot – Cattant, Opel Kadett GSI, 1h 11’ 43’’
7.    Bouquet – Bouquet, Citroën AX Sport, 1h 14’ 09’’
8.    Ehlinger – Hassenfratz, R5 Turbo TDC, 1h 15’ 00’’
9.    Durand – Chabrier, R5 GT Turbo, 1h 15’ 19’’
10.    Fade – Venet, Peugeot 205 GTI, 1h 15’ 24’’


En octobre toujours


Riblet pense déjà à l’année prochaine. - Rallye ou circuit, la cohabitation dans les écuries est décidément difficile. Le team Peugeot 205 Rallye n’échappe pas à la règle avec un Jean-Louis Riblet mécontent du traitement de faveur dont a bénéficié, selon lui, Mathieu lors du Rallye Alsace-Vosges. Riblet s’en ouvre auprès des responsables de l’équipe afin de remettre les choses au carré et d’après lui il est écouté. En tout cas, peu de temps après, il bat très nettement Mathieu lors du Rallye Ain-Jura, marquant au passage quelques points supplémentaires dans sa course au maintien dans l’équipe Peugeot l’année suivante. La rumeur circule selon laquelle Peugeot alignerait une 205 groupe A en 1990 et cette perspective aurait plutôt tendance à séduire le rallyman vosgien. Encore qu’arrêter le sport auto pour se mettre enfin au vélo lui plairait bien aussi. Mais il le dit depuis si longtemps qu’on ne le croit plus guère.


Grégoire en plein désarroi. - Stéphan Grégoire attend avec impatience la fin d’un championnat de Formule Renault qui ne lui apporte plus que des déceptions. La dernière en date a lieu au Mans où il ne finit que sixième après des essais plus que moyens. Juste avant cette course, il y a eu Nogaro (huitième place), Albi (abandon sur panne électrique), Croix-en-Ternois (abandon après un accrochage)… La faute au pilote?  Dans ce cas, personne ne comprend qu’il ait réussi un début de saison superbe, ponctué notamment par une victoire à Magny-Cours. La faute au matériel ? On sait que son équipe a procédé à plusieurs changements de châssis (Martini, puis Orion, puis Van Diemen, puis de nouveau Orion) mais il est impossible d’en savoir plus car Grégoire n’a pas le droit de communiquer sur la technique. C’est ce que prévoit le contrat qu’il a signé en début de saison. On se croirait en F1…


Tarrès pour ne pas changer. - Le dossier de presse de la course de côte de Turckheim de 1989 précise que Marcel Tarrès occupe ses loisirs à restaurer sa ferme, laquelle doit être très belle s’il est aussi bon bricoleur que pilote. Confirmation à Turckheim où il remporte sa onzième victoire de la saison devant Anne Baverey, Daniel Boccard et Chistian Debias. Déception en revanche pour Bernard-Etienne Grobot qui ne peut même pas participer à la course : sa Ford Sierra ne démarre pas. MT

 

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