HOME SPORTS RETRO SPORTS Juillet-août 1989 : Jean Briche enrichit sa collection
Juillet-août 1989 : Jean Briche enrichit sa collection Imprimer Envoyer
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Mercredi, 02 Juillet 2014 17:48

En remportant la Ronde des Trois Lacs, le pilote verdunois ajoute une victoire de plus à son très riche palmarès.


Briche-3-Lacs-1989En juillet 1989, Jean Briche signe sa troisième victoire à la Ronde des Trois lacs et conforte sa réputation de « terreur » des rallyes régionaux.


Il ne faisait pas bon croiser la route de Jean Briche dans un rallye régional. Avec sa R5 Turbo, le Verdunois disposait en effet de l’arme la plus efficace dans ce genre d’épreuves, sauf à ce qu’il se retrouve confronté aux BMW M3 groupe A de Hazard ou Kruger, comme cela avait été le cas en juin au Rallye de Nancy. Mais la concurrence des deux Nancéiens se faisait rare en régional, donc Briche s’en donnait à cœur joie.


Nouvelle illustration au Rallye des Trois lacs remportée nettement sur les hauteurs de Gérardmer où avait été tracé un nouveau parcours dont la première partie, très rapide, avantageait la R5 Turbo, mais la seconde, très technique, beaucoup moins. Briche, intouchable, signait le meilleur chrono à chacun des quatre tours, les deux derniers étant d’ailleurs les meilleurs grâce au montage de pneus plus performants. Facétieux, le pilote expliquait quant à lui qu’il n’était pas bien réveillé en début de course mais qu’une bonne douche froide y avait remédié.


Vauthier-Briche-3-Lacs-1989Réponse imaginaire de Jean et Christine Briche à Alain Vauthier (à gauche) et Stéphane Mougel (à droite) : « Pas question de vous vendre notre R5 Turbo ».


Vrai ou pas, c’est en tout cas lors des deux derniers tours qu’il parvenait à décrocher définitivement le trio Guthleben-Vauthier-Mougel qui jusque là naviguaient dangereusement dans son sillage, Mougel ayant d’ailleurs frappé un grand coup en signant le meilleur temps du tour d’essai. Le Bressaud cependant ne confirmait pas en course car il se laissait insensiblement décrocher et se contentait finalement de la quatrième place à trois petites secondes de Vauthier, lui-même devancé au dernier moment par Guthleben. Des trois, l’Alsacien était le plus mal parti mais peut-être était-il allé lui aussi prendre une douche pour se réveiller…


Classement scratch


1.    Briche–Briche, R5 Turbo, 9’22’’, 1er groupe F
2.    Guthleben-Wehret, Ford Escort RS 2000, 9’39’’
3.    Vauthier-Leonard, Alpine A 110, 9’42’’
4.    Mougel-Mougel, R5 GT Turbo, 9’45’’, 1er groupe N
5.    Brocard-Sergent, Alpine A 310, 9’46’’
6.    Kirscher-Citet, Peugeot 104 Proto, 9’52’’
7.    Viard-Viard, BMW 2002 TI, 9’52’’
8.    Mosser, Probst, R5 GT Turbo, 9’56’’
9.    Serrière-Sainty, R5 Turbo, 9’56’’
10.    Couturier-Boilloz, Peugeot 205 GTI, 9’57’’, 1er groupe A


Très mauvaise passe pour Grégoire

Malgré son mauvais résultat de Charade (8e), Stéphan Grégoire croyait encore en ses chances de remporter le Championnat de France de Formule Renault puisque son retard sur Olivier Panis, alors leader, n’était que de 16 points.


Fin juillet, son optimisme avait baissé d’un cran suite à deux abandons alors que dans le même temps, Panis avait signé une victoire et une deuxième place.


Première désillusion sur le circuit du Castellet que le pilote confiait effectivement « ne pas beaucoup aimer » avant le départ. Ses ennuis commençaient lors des qualifications avec un 7e chrono loin de l’objectif qu’il s’était fixé avec son nouveau châssis Orion censé être plus performant que le précédent. Problème, le reste de la voiture ne suivait pas et particulièrement le boîtier électronique qui finissait par tomber définitivement en panne en pleine course.


Deuxième déception à Croix-en-Ternois avec le 9e temps des essais puis, lors du départ de la course, une collision avec Panis qui avait raté son envol. Si le leader du championnat parvenait à limiter les dégâts en finissant deuxième derrière Collard, Grégoire lui était contraint à l’abandon du fait d’une suspension cassée.


Cinq courses avant la fin du championnat, le Vittellois parlait déjà de son avenir et de son envie d’intégrer « une  grosse écurie de Formule 3 » . D’ici à y parvenir auréolé du titre en Formule Renault c’était une autre histoire car son retard sur Panis paraissait impossible à rattraper.  MT

 

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