HOME SPORTS RETRO SPORTS Novembre 1988 : Hubert Rochelle joue les équilibristes
Novembre 1988 : Hubert Rochelle joue les équilibristes Imprimer Envoyer
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Mardi, 19 Novembre 2013 17:07

Deux R5 GT Turbo sur les deux premières marches du podium : palmarès inédit au Rallye des 500 Nocturnes bouleversé par le verglas.
« Si je m’attendais à ça ! » Hubert Rochelle se frotte les yeux en découvrant le classement du Rallye des 500 Nocturnes. A la surprise générale, le pilote alsacien vient en effet de gagner devant Olivier Courtois, tout autant étonné de terminer à la deuxième place scratch, les deux plus hautes marches du podium se trouvant de ce fait occupées par des R5 GT Turbo. Christian Hot et son Opel Kadett groupe A finissent à la troisième place.


Sur le papier, Jean Briche et Gérard Werguet étaient les grands favoris avec leurs R5 Turbo et ils ont pris effectivement les commandes en début de course. Mais au fil des heures, les trois spéciales du lac de la Lauch, du Markstein et du col Amic se sont transformées en pièges du fait de la présence de plaques de verglas. Briche sort de la route en pleine ligne droite, abandon. Refroidi, Gérard Werguet, alors 2e scratch, jette l’éponge.


En groupe N, Daniel Gabrion, d’autant moins enclin à poursuivre l’aventure que sa BMW M3 est dominée par les R5 GT Turbo, plie aussi bagage.


Pour autant, la course reste palpitante jusqu’au bout du fait de l’affrontement Rochelle-Courtois, le premier nommé l’emportant seulement dans l’ultime spéciale. Christian Hot a rencontré des problèmes d’alternateur et donc de phares mais il reconnait volontiers qu’il « ne serait pas allé chercher les R5 GT. » Alain Vauthier non plus, qui confie avoir terminé avec la migraine à force de se concentrer pour ne pas sortir.


Classement scratch


1.    Rochelle-Chary (R5 GT Turbo), 17’21’’, 1er groupe N
2.    Courtois-Grassler (R5 GT Turbo), 17’26’
3.    Hot-Cattant (Opel Kadett GSI), 17’51’’, 1er groupe A
4.    Gilbert-Berger (R5 GT Turbo), 18’16’’
5.    Mosser-Probst (R5 GT Turbo), 18’27’’
6.    Morlec-Henry (Peugeot 205 GTI), 18’32’’
7.    Goettelmann-Jung (VW Golf GTI), 18’32’’
8.    Meyer-Schneider (VW Golf GTI), 18’44’’
9.    Craincourt-Bard (Opel Manta), 18’45’’
10.   Vauthier-Boulay (Alpine A110), 18’46’’, 1er groupe F


En novembre toujours


La Coupe Renault Sport des rallyes tourne court. « Maintenant, on va démonter tout le monde et on verra qui est conforme. » Cette menace, Eric Mauffrey l’a lancée au Rallye de Picardie où il n’a pas supporté d’être déclassé - ainsi que Sylvain Polo, pour la non conformité de son essence. Au Rallye Médoc-Atlantique, le Vosgien dépose donc une réclamation contre Gazaud et les deux Depons, réclamation qui à son tour voit le déclassement des  trois intéressés, cette fois en raison de la non conformité du circuit de refroidissement de leurs autos. Réponse, comme on dit, « du berger à la bergère », Gazaud, Dominique et Henri Depons demandent un démontage dit de stade 4 (en gros, un démontage quasi-complet) de la voiture de Mauffrey, démontage qui a lieu à la concession Renault d’Epinal où les curieux sont tenus éloignés des opérations par quelques cerbères nullement enclins à la rigolade. Rien ne filtre. Et, sauf erreur, plus personne n’entendra parler de la Coupe Renault Sport des Rallyes 1988…


Jean-Louis Riblet remporte le challenge Peugeot des Rallyes. En remportant sa classe (4e de groupe et 6e scratch) au Rallye Charlemagne, Jean-Louis Riblet gagne une 205 groupe N pour la saison suivante et un budget de 20 000 Francs par course. Dans ce même Rallye Charlemagne, Philippe Kruger (BMW M3) termine 2e scratch derrière Tasso (Ford Sierra Cosworth). Une bonne rentrée pour le Lorrain après son accident en juin au Rallye Alsace-Vosges. MT

 

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