HOME SPORTS RETRO SPORTS Septembre 1988 : Hazard n'a eu qu'à se baisser
Septembre 1988 : Hazard n'a eu qu'à se baisser Imprimer Envoyer
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Mardi, 03 Septembre 2013 10:04

Le Rallye des Brimbelles promettait un affrontement entre François Grandjean et Jan-Hug Hazard mais il n’a pas eu lieu. En côte, Tarrès et Grobot poursuivent leur razzia de victoires à Turckheim.

Hazard-Brimbelles-1988Grandjean hors sujet, Jan-Hug Hazard n’avait pas d’adversaire à sa mesure.
C’est une victoire sans bavure : vainqueur du Rallye des Brimbelles, Jan-Hug Hazard n’a laissé échapper qu’une spéciale sur huit. Il finit avec 1’48’’sur Christian Hot et 3’15’’ sur Daniel Gabrion, vainqueur du groupe N. On s’attendait à une course autrement indécise du fait de la présence de la Porsche de François Grandjean mais le Franc-Comtois a fait faux bond. Sa première erreur a été de se tromper dans le choix de ses pneus, optant dans l’ES 2 pour des gommes tendres qui se sont dégradées au bout de dix kilomètres. Puis, dans la spéciale suivante, il a coupé au court dans un changement de direction. Si le premier incident ne s’est traduit que par une grosse poignée de secondes perdue, le deuxième lui a coûté cher : hors-course. « Vraiment pas la forme aujourd’hui » a reconnu le pilote en énumérant ses handicaps : rampe de phares additionnels trop haute gênant sa vision de la route, assistance pas dans le rythme après une longue période d’interruption, impréparation…
Hot-Brimbelles-1988Hazard intouchable, Christian Hot a obtenu le meilleur classement qu’il pouvait envisager, deuxième.
Avec son Opel Kadett, Christian Hot ne pouvait pas rivaliser avec la M3 de Hazard, il s’est donc contenté de l’objectif le plus raisonnable auquel il pouvait prétendre, la deuxième place, obtenue d’autant plus aisément que Denis Ehlinger (Sunbeam Lotus), étonnant vainqueur de la première spéciale, a été relégué en fond de classement par une crevaison, et que Philippe Hingray, trahi par le moteur de sa R11 Turbo, a dû abandonner. Mais le Rambuvetais était déjà devant et rien ne dit que ses deux adversaires seraient parvenus à le devancer sans leurs problèmes. Quant à Daniel Gabrion, tout porte à penser qu’il était trop concentré sur le groupe N pour aller chercher une place de mieux au scratch. Si Hubert Rochelle lui avait laissé le champ libre en sortant sur une bosse, le redoutable Etienne Joly et sa R5 GT Turbo avaient pris le relais et avaient interdit à Gabrion tout relâchement.


Classement scratch


1.    Hazard – Caizergues (BMW M3), 44’ 28’’, 1er groupe A
2.    Hot -  Cattant (Opel Kadett GSI), à 1’48’’
3.    Gabrion – Coinchelin (BMW M3), à 3’ 15’’, 1er groupe N
4.    Joly – Duchêne (R5 GT Turbo), à 3’ 28’’
5.    Laigle – Poirot (205 GTI), à 4’ 02’’
6.    Fade – Bretard (205 GTI), à 4’ 14’’
7.    Jacques – Thierry (205 GTI), à 4’16’’
8.    Ruer – Didierlaurent (Citroën AX Sport), à 4’57’’
9.    Morbin – Morbin (Opel Manta), 5’36’
10.   Perrot – Marangon (Citroën AX Sport), à 5’37’


En septembre toujours

Mauffrey se replace. Entre les reconnaissances avec un mulet et le montage d’un arceau intégré, Eric Mauffrey s’est plutôt bien préparé pour la reprise de la Coupe Renault Sport qui a lieu au Rallye du Mont-Blanc. Mais si la voiture est devenue très efficace en tenue de route, le reste est encore loin d’être parfait : le moteur est trop pointu et la boîte de vitesses trop fragile puisqu’elle perd successivement son troisième rapport puis le cinquième. Le bilan n’est tout de même pas si mauvais car, en obtenant la quatrième place au Mont-Blanc, Mauffrey est toujours en piste mathématiquement pour la victoire finale. Il s’en rapproche d’ailleurs lors de l’étape suivante au Rallye du Nord dont il termine cinquième. Le voilà désormais deuxième du classement général derrière Dominique Depons.


Tarrès et Grobot imbattables. En arrivant à Turckheim,  Marcel Tarrès est déjà assuré de son dixième titre de Champion de France de la Montagne. Avec une motivation intacte, il devance Anne Baverey et Daniel Boccard qui toute l’année auront cherché en vain à le battre. Autre pilote hors norme, Bernard-Etienne Grobot signe quant à lui sa huitième victoire de la saison en groupe N. De quoi lui permettre d’envisager très sérieusement la deuxième place du Championnat de France derrière Tarrès. MT

 

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