HOME SPORTS RETRO SPORTS Février-mars 1988 : Bernard-Etienne Grobot commence bien l’année
Février-mars 1988 : Bernard-Etienne Grobot commence bien l’année Imprimer Envoyer
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Mardi, 12 Mars 2013 16:08

Les déboires d’Eric Mauffrey au Rallye de Suède, la victoire de Bernard-Etienne Grobot à la Course de côte Hivernale des Hautes-Vosges, le Saarland Rallye : la saison 1988 est lancée.

Grobot-Bernard-Etienne-1997Au Haut-du-Tôt, Bernard-Etienne Grobot inaugurait une saison 88 qui allait être riche en victoires.

Les occasions de remporter une victoire scratch en course de côte avec une Porsche se comptaient sur les doigts d’une main. Aussi Michel Rolland avait-il inscrit la course de côte Hivernale des Hautes-Vosges à son calendrier, pensant qu’il pourrait là profiter de l’une des rares occasions d’agrémenter son palmarès en l’absence des monoplaces et des protos.


La neige ne constituerait pas un obstacle pour le pilote de Montbrison puisqu’il n’y en avait pas. Mais il y en avait un autre, d’obstacle, et il avait pour nom Bernard-Etienne Grobot, qui avait parcouru les quelques kilomètres qui séparent Saint-Dié du Haut-du-Tôt pour se chauffer les mains avant les grands rendez-vous qui l’attendaient, lui et sa Ford Sierra Cosworth groupe N, en Championnat de France de la Montagne.


Rolland était le plus rapide dans la première manche mais Grobot ne se laissait pas faire. Il répliquait dans les deux manches qui suivaient et remportait la victoire, la première d’une longue série puisque sa saison en Championnat de France (3e place du classement général et le titre en groupe N) allait être remarquable.


Derrière Grobot et Rolland, un petit jeune du nom de Jean-Louis Chanet, ex moto-crossman de Vesoul, se classait 3e avec une R5 GT Turbo et Jean-Pierre Morbin (Opel Manta), 4e. « Je viens de battre Jean-Louis Riblet pour la première fois en dix ans ! » lançait Morbin avec humour.

La série noire de Mauffrey continue

En janvier, avant d’être contraint à l’abandon au Rallye Monte-Carlo, Eric Mauffrey avait eu au moins la possibilité de  montrer son potentiel. C’était une petite consolation pour le pilote vosgien dont la nouvelle voiture, une R5 GT Turbo, n’était pas bien préparée pour cause de réception tardive par son nouveau propriétaire.


Un mois plus tard, en Suède, nouvelle déception. Prévus pour de la neige profonde, les clous de la voiture ne résistaient pas aux trois premières spéciales en fait à moitié dégagées. Daniel Grataloup raconte la suite : « nous sommes repartis avec des Racing cloutés mais ça ne s’est pas arrangé : nous sommes sortis dans la sixième spéciale, dans la neuvième (un quart d’heure dans un mur de neige) et dans la onzième ; et pour couronner le tout, une bougie a cassé dans la douzième ! »


Estimant que cela suffisait, alerté de surcroît par un bruit de bielle inquiétant, Mauffrey décidait donc de jeter l’éponge. Cette mauvaise expérience allait d’ailleurs le conduire à réorienter totalement sa saison puisque, quelques semaines plus tard, il annonçait sa décision de revenir aux courses hexagonales et notamment à la Coupe Renault Sport des Rallyes ; « de quoi me permettre, confiait-il, de me refaire une santé morale et financière ».


Les spéciales en ville interdites


Président de l'ASA Rhin, Jacky Jung avait de nouveau planifié plusieurs spéciales en ville pour l’édition 88 du Rallye Alsace-Vosges. Le président de l’ASAC Lorrain Jean-Claude Hector prévoyait quant à lui de faire passer le Rallye de Lorraine dans une voie (l'avenue Pinchard) située dans l’agglomération nancéienne. Les deux sont tombés de leurs chaises en apprenant que la FFSA, alors présidée par Jean-Marie Balestre, venait d’interdire les spéciales en ville. Une motion de protestation adoptée à l’unanimité lors de l’assemblée générale de la Ligue Lorraine-Alsace était adressée à la FFSA mais visiblement sans illusion. « Tu vois Balestre revenir sur une de ses décisions ? » s’interrogeait Jacky Jung, non sans faire remarquer que ce qui était désormais interdit à l’Alsace-Vosges et au Lorraine restait autorisé au Rallye des Garrigues. Deux poids deux mesures…

 

Deybach-Guy-Golf-terreLa Golf de Guy Deybach n’était pas faite pour la terre du Saarland Rallye. Du coup le Vosgien s’est ennuyé. – Photo Roland Mougel.

Hoffner et Deybach surnagent au Saarland Rallye


Il y avait encore une frontière entre la France et l’Allemagne. Fin mars, onze équipages alsaciens et lorrains décidaient de la franchir pour disputer le Saarland Rallye, épreuve d’ouverture d’un Euro-Rallye-Trophée qui ne réussirait jamais à s’imposer. Au terme de la première journée et après quelques spéciales boueuses et très cassantes, plusieurs éléments de la « délégation » française manquaient déjà l’appel, notamment  Jan-Hug Hazard, éliminé par un problème moteur alors qu’il occupait la 12e place scratch avec une Sierra Cosworth 4 roues motrices louée à Pierre Bos. Christian Hot (Opel Kadett GSI) et Alain Elsener (Alfa 75 turbo) avaient renoncé eux aussi sur ennuis mécaniques. Quant à Francis Villemin (R11 turbo) et Dominique Craincourt (Opel Manta), ils s’étaient carrément enlisés.


Le lendemain, Daniel Hoffner (Ford Sierra gr N) et Guy Deybach (Golf gr A) se satisfaisaient d’avoir rejoint l’arrivée, Hoffner à la 27e place scratch et Deybach à la 31e. Leur point commun : s’être ennuyés ferme au volant d’autos vraiment pas faites pour ce type d’épreuve, l'une comme l'autre étant en effet des deux roues motrices. « Sur toute la course, j’ai dû être trois fois en appui » confirmait le Vosgien.


Le vainqueur, Armin Schwartz, et son Audi 200 Quattro ont dû l'être un peu plus souvent. MT

 

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