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Moniteur de pilotage : passe d’abord ton diplôme Imprimer Envoyer
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Mercredi, 26 Mars 2014 14:51

Un sérieux coup de volant ne suffit pas pour apprendre aux autres : le monitorat de pilotage est un métier encadré.

Moniteurs-commentaireProfesseur et élève à l'issue d'un exercice. Transmettre l'apprentissage du pilotage s'apprend.

 

Saluons le courage des moniteurs de pilotage : dans leur carrière, vient forcément le jour où ils s’installent à côté du client ingérable, celui qui sait déjà tout parce qu’il fait ses 150 000 km par an dans sa grosse auto. Tel autre a fait du slalom dans sa jeunesse, tel autre connaît un pilote célèbre… Les voies de l’égo sont aussi insondables que sont innombrables les raisons qui font croire qu’on sait piloter.


Cet exemple est caricatural mais il peut se produire et les moniteurs y sont préparés. Loin de l’image de simples passionnés disposant d’un bon coup de volant, ce sont des professionnels dont la formation est sanctionnée par un diplôme reconnu par l’Etat.


Une formation de neuf mois en alternance


Ce diplôme est le Brevet professionnel de la jeunesse, de l’éducation populaire et du sport (BPJEPS),  accessible à toute personne titulaire du permis B et du diplôme de premier secours. Si aucun niveau de compétition n’est requis, une certaine maîtrise des techniques de pilotage (freinages, trajectoires, talon-pointe, sur-virage, sous-virage, etc) est indispensable pour postuler, maîtrise d’ailleurs mesurée lors d’une journée d’évaluation sur circuit. C’est le premier volet permettant la sélection des candidats. Ensuite, le second volet (une journée, dite de « sélection-positionnement ») cerne la personnalité du postulant au travers d’entretiens de motivation et d’une épreuve écrite de culture sur le sport auto.


Moniteurs-pisteSur-virage, sous-virage, talon-pointe, freinage, etc : les élèves moniteurs doivent maîtriser toutes les techniques du pilotage.

 

Puisque tous les candidats ne partent pas avec le même bagage, un programme de formation est élaboré pour chacun d’entre eux à partir des résultats des épreuves de sélection. Entre les mieux armés, qui se contenteront de 300 heures, et les plus novices qui eux devront y consacrer 600 heures, toutes les durées sont envisageables.
Le principe de cette formation est l’alternance, ce qui veut dire qu’elle se déroule pour une partie dans une école (ici, un centre de formation au pilotage) et pour une autre partie dans une entreprise (en l’occurrence un circuit). 

 
Coût maxi  : 12 000 euros (pour 600 heures).


« Ils trouvent du travail à la sortie »

 

Une telle formation apprend d’abord à apprendre, pas à piloter. « D’ailleurs, le pilotage ne représente que 10% de la formation » précise Arnaud Hildenbrand, directeur du Centre des moniteurs de sport auto (CMSA) qui chaque année, reçoit de 15 à 25 élèves dans ses locaux du circuit Geoparc à Saint-Dié. « L’essentiel est ailleurs, poursuit-il, c’est la relation avec les clients, la psychologie, l’organisation ».


Bonne nouvelle rapportée par le même Arnaud Hildenbrand, « les élèves non seulement trouvent des stages pendant leur formation mais surtout, ils trouvent du travail à la sortie ».


Moniteurs-salle-examenEpreuve écrite dans la salle d'examens du circuit Geoparc.

 

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