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Vendredi, 20 Avril 2012 07:38 |
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Vainqueur et cheville ouvrière du Rallye du Cristal, Jean-Renaud Marchal a toutes les raisons de se réjouir. Il n’empêche qu’il a bien failli ne pas être à l’arrivée de l’épreuve.
Etre à la fois organisateur d’une épreuve et en plus la remporter, l’exercice est plutôt rare et intéressant. C’est le cas de Jean-Renaud Marchal, commerçant et conseiller municipal de Baccarat en Meurthe-et-Moselle. Après la disparition en 2011 du Rallye du Printemps, qu’il avait d’ailleurs remporté en 2010, il s’est battu pour remettre en route une épreuve sur ses terres. Opération réussie puisque les pilotes ont répondu présents et que l’enfant du pays s’est offert la victoire. Non sans une grosse frayeur avec un embrayage récalcitrant. Coup de chapeau à PH Sport et Fabrice Roy pour leur prouesse technique : changer un embrayage en moins d'une demi-heure !
En s’adressant d’abord au pilote, ce Rallye du Cristal, c’est une grosse satisfaction ?
Je suis très heureux. Moi qui n’avais pas couru pendant une saison entière, je n’ai pas eu de problème d’adaptation. Tout est revenu très vite. Même si j’avoue ne pas avoir roulé à 100% et avoir géré l'épreuve sans prendre de risque. L’important était de ne pas casser le beau jouet qu’est la 207 S2000.
A ce propos, il devait y avoir trois S2000 au départ et finalement tu t’es retrouvé tout seul. Ces deux forfaits t’ont-ils frustré ?
J’aurais bien aimé me battre contre deux autres S2000. Cependant, mes adversaires, en particulier Steve Mourey, n’étaient pas n’importe qui. Je suis content de ma performance, car gagner un rallye sans roulage n’est pas une chose évidente.
D’autant que tout n’a pas été aussi simple qu’il y paraît ?
Pas vraiment. Tout s’est bien passé durant la première boucle. Et pourtant, je n’étais pas certain d’avoir bien piloté. Mais dans la quatrième spéciale, j’ai commencé à avoir une fuite à la transmission. L’embrayage s’est mis à patiner. Les choses se sont reproduites dans la sixième et j’ai failli ne pas aller au bout.
D’où un vrai spectacle lors de la dernière assistance ?
Je ne pouvais pas continuer ainsi. D’autant que mes adversaires, Jonathan Fritsch et Steve Mourey étaient très proches de moi. Avec l’équipe PH Sport qui prépare l’auto, nous avons décidé de changer l’embrayage. Fabrice Roy, qui n’était pas loin, a enfilé la combinaison de mécano et l’opération s’est faite en 25 minutes. Une véritable prouesse ! C’est vrai qu’on a fait le show à ce moment là.
Tout est bien qui finit bien ?
L’embrayage a tenu le temps de la dernière spéciale que j’ai remportée. Et ce malgré les efforts de Steve Mourey qui m’a avoué avoir tout donné sur une route un peu dégradée. C’était le quatrième passage dans cette spéciale. Steve a d’ailleurs réussi à finir devant Jonathan Fritsch dans cet ultime chrono.
Avant de poser ta casquette de pilote pour celle d’organisateur, quels sont tes objectifs pour la suite de la saison ?
Tout est une question de budget. Mon objectif est de refaire un rallye cette année. A priori, ce sera le Rallye de Lorraine. Mais je suis très tenté aussi par une manche du championnat de France comme le Rouergue ou surtout le Critérium des Cévennes qui est mon préféré. Pour l’instant, la priorité va vers le Rallye de Lorraine. Mais l’essentiel pour moi est de refaire un rallye cette année.
L’organisateur du Rallye du Cristal, quant à lui, est satisfait ?
Tout s’est très bien passé. La deuxième édition est déjà dans ma tête. Visiblement tout le monde y a pris du plaisir. Il y a eu un gros effort de la municipalité. Nous avons été très bien accueillis par la mairie. Le rallye est regroupé au centre de Baccarat et le tracé plaît aux pilotes qui étaient présents.
Propos recueillis par Bruno Navarre A lire aussi : Jean-Renaud Marchal maître chez lui au Rallye du Cristal. |