|
Willy Alcaraz est rentré d'Amérique du Sud où il s'est classé 42e au général du Dakar et premier des pilotes solitaires ainsi que de la catégorie T3 véhicules légers. Il revient sur une course, presque sans souci.
Rentré il y a un peu moins d'une semaine dans sa région nancéienne, Willy Alcaraz est encore sur son petit nuage après un Dakar particulièrement réussi. Seul au volant de son buggy RZR 900 Polaris du Team Xtreme Plus, il a rallié Lima au Pérou à la 42e place du classement général. Mais surtout, il a terminé premier des pilotes solitaires et a gagné la catégorie T3 véhicules légers. Une performance avec cette auto nouvelle, au look peu commun, qui lui a valu la sympathie du public et des médias.
Tu es satisfait de ce Dakar ?
Très satisfait, tout a très marché. J'ai juste eu une journée de galère qui a gâché ma fin de première semaine. Pour le reste, je n'ai eu aucun problème si ce n'est quelques ensablements ou des moments passés derrière un concurrent sans pouvoir le doubler. Rien de grave en fait.
Cette galère dans la cinquième étape, elle était dûe à quoi ?
Un souci de filtre qui faisait que l'auto chauffait. Nous avons voulu en tester plusieurs mais à deux reprises j'ai cassé la courroie du variateur. Au bout du compte, j'ai perdu trois heures ce qui fait que pendant plusieurs jours je partais loin et ce n'était pas facile de regagner des places. En plus, la veille de l'étape de repos, je suis rentré à la limite de la nuit.
Tu penses que tu aurais pu être mieux classé sans cet ennui ?
Si on se fie à mon temps à l'arrivée et à celui que j'ai perdu, j'aurais pu gagner trois places au final. Mais il ne faut pas oublier que tout le monde a des problèmes au Dakar.
A quoi attribues-tu ta belle performance ?
Comme je m'y attendais, j'étais bien dans les dunes. Et surtout j'avais une équipe de mécanos super-efficace. Tous les matins, je repartais avec une auto parfaite. Et le camion d'assistance était toujours derrière moi au cas où.
Et physiquement, tu as tenu le choc ?
A deux reprises, j'ai fini fatigué. Je craignais surtout le routier car il n'est pas évident de rouler tout seul. J'avais peur de m'endormir. Mais j'ai tenu jusqu'à Lima. C'est seulement maintenant, au retour une fois que la tension est retombée, que je m'aperçois que j'ai accumulé pas mal de fatigue. Il y a la course bien sûr, mais aussi le changement de climat par rapport à l'Amérique du Sud.
Il y a ta performance d'un côté et d'un autre, tu t'es taillé un joli succès médiatique.
L'engin plaisait. Il est atypique. J'ai eu une bonne presse. Les gens étaient étonnés de me voir tout seul à bord. J'étais presque plus regardé que les gros 4x4. J'ai reçu beaucoup d'encouragements dans le paddock. A la fin de la première semaine, quand on a vu que j'étais encore en course, beaucoup sont venus me soutenir pour que je sois à l'arrivée.
Il y aura un 21e Dakar pour Willy Alcaraz ?
Je suis prêt à repartir. Pourquoi pas dès l'an prochain avec la même équipe.
Mais maintenant, il faut revenir sur terre... ou plutôt sur asphalte.
Oui et j'ai bien l'intention d'être au départ du Rallye Epernay-Vins de Champagne. J'y ai une revanche à prendre puisque l'an passé j'avais été contraint à l'abandon dès la première spéciale. Ensuite, ma saison ressemblera beaucoup à celle de l'an passé avec en épreuves nationales les rallyes de Lorraine, de la Plaine et le Vosgien. Je disputerai aussi quelques rallyes régionaux comme le Mouzon-Frézelle ou celui de Nancy.
Propos recueillis par Bruno Navarre.
|