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Dimanche, 04 Décembre 2011 07:17 |
Troisième du groupe N au Rallye de la Plaine, deuxième au Rallye des Vallées avec la finale de la coupe de France comme cerise sur le gâteau, Laurent Poirot peut être satisfait de sa saison. Mais la trève hivernale est bienvenue pour réfléchir à l'avenir.
Laurent Poirot est le genre de pilote qui ne fait pas spécialement parler de lui. Sauf quand, dans un rallye national comme celui de la Plaine, on le retrouve avec sa Saxo VTS de la classe N2 à la bagarre avec les ténors du groupe. Et que, trois semaines plus tard, il est dans la même situation au Rallye des Vallées.
Cet ancien navigateur de Patrick Munier, le fameux "Gégène" à la 4L, a décidé de passer dans le baquet de gauche, a monté une Twingo puis est passé à la classe N2 afin de figurer plus haut dans les classements. Associé cette saison à Marielle Grandemange, il s'est retrouvé en finale des rallyes où malheureusement, il a terminé au pied du podium.
En attendant 2012, Laurent Poirot est plutôt heureux de pouvoir faire un break. Non qu'il attende avec impatience le foie gras, la dinde et les chocolats (quoique !), mais il est en pleine réflexion pour monter un programme différent l'an prochain.
Tu dois être satisfait de ta deuxième partie de saison ?
En fait, il n'y a pas que la deuxième partie qui a été bonne. Dès le Florival j'étais dans le coup. J'ai fait une touchette qui m'a relégué à la quatrième place de classe. Sinon, j'avais le bon rythme, même si je ne suis pas à l'aise sur les spéciales alsaciennes, très techniques et qui s'apparentent souvent à des parcours de courses de côte.
Mais c'est au Rallye de la Plaine que tu as commencé à faire parler de toi ?
Franchement, nous ne nous préoccupions pas du groupe. Je luttais avec Jean-Paul Monnin pour la classe. C'est seulement à l'arrivée que nous avons su que nous étions, avec Jean-Paul, aux premières places du groupe. Mais tout cela était très confus et finalement, après vérification des temps, nous ne finissons que troisièmes. Willy Alcaraz nous est repassé devant pour trois dixèmes.
La bonne série a continué au Rallye des Vallées...
Cette fois, nous avons failli gagner le groupe N. C'est un rallye que je connais bien. J'aime les spéciales. Nous finissons deuxièmes.
La contre-performance du Rallye Vosgien a été une grosse déception ?
Oui car nous étions bien partis. Nous étions en tête de la classe. J'ai juste été trop généreux dans une corde. Nous avons crevé. Nous nous sommes retrouvés septième pour finalement terminer à la quatrième place. Dans ma tête, la finale de la Coupe de France était à oublier.
Et puis il y a eu le repêchage. C'est un problème d'être prévenu au dernier moment ?
Les choses ont été un peu compliquées en effet. On m'a appelé quinze jours avant cette finale alors que j'étais seulement dix-septième sur la liste. Je n'étais donc pas du tout préparé à y aller. Il a fallu composer avec mes contraintes professionnelles et celles de Marielle. On ne s'en est pas mal sorti puisque nous avons terminé au pied du podium, juste derrière Jean-Paul Monnin et deux "extraterrestres". Mais nous avons terminé.
Le Rallye de Nancy pour finir la saison n'était pas l'épreuve de trop ?
Je voulais faire le Rallye de Nancy pour conserver ma troisième place au classement régional, ce qui a été fait grâce aux cinq points attribués aux pilotes autorisés à prendre le départ. Au bout de 2 km de course, nous avons cassé un cardan et avons dû renoncer. Pour moi 2011 a décidément été l'année "cardans", puisque j'en avais cassé deux au Rallye de Lorraine.
Tu penses déjà à 2012 ?
Oui et non. Pour l'instant j'ai besoin de faire un break. Oublier un peu le sport automobile. D'un autre côté je suis en pleine réflexion. Dans mon entourage, on aimerait bien me voir changer de catégorie et c'est vrai que je serais assez tenté par une Clio N3. Mais ce n'est pas simple. Par contre, j'ai envie de donner une nouvelle orientation à mon programme. Je suis un peu lassé de faire les mêmes rallyes régionaux avec des spéciales que je connais. L'idée serait peut-être de courir moins d'épreuves, mais aller en championnat de France et pourquoi pas essayer la terre. En tout cas, j'ai envie de faire une saison différente.
Propos recueillis par Bruno Navarre. |