HOME SPORTS RENCONTRES Trente ans dans la vie de Jean-François Liénéré
Trente ans dans la vie de Jean-François Liénéré Imprimer Envoyer
SPORTS - RENCONTRES
Vendredi, 03 Juillet 2009 21:22

JF Liénéré accueilDe l’époque où il était copilote de rallye à ses responsabilités actuelles chez Citroën Racing : zoom sur une trentaine d’années bien remplies de Jean-François Liénéré, Gérômois pour toujours.

Il était évidemment présent au Rallye-Alsace Vosges au mois de mai. Chaque année, cette course lui donne l’occasion de pousser jusqu’à Gérardmer où résident toujours ses parents et quelques amis, parmi lesquels Pierre Mény dont il fut le navigateur attitré dans les années 70-80. « Je reviens 4 fois par an, et si je n’y arrive pas, il faut vraiment que ce soit important » insiste-t-il.Première leçon : Jean-François Liénéré conserve un lien très fort avec sa région natale. C’est l’un des aspects de la personnalité de cette grande « figure » des rallyes français, révélé tout d’abord comme navigateur, connu ensuite pour ses responsabilités chez Renault Sport puis chez Citroën Racing où il travaille aujourd’hui. Depuis 99, il gère, au sein du département Compétition Clients d’Automobiles Citroën, la promotion des programmes et des produits compétition, tant en France que pour les filiales en Europe.

Citroën, Jean-François Liénéré y arrive le 1er juillet 1999 (on peut compter sur lui pour les dates), soit un an environ après un premier coup de fil de Guy Fréquelin qui souhaite le rencontrer. Mais rien ne se passe jusqu’au mois de février de l’année suivante et ce nouvel appel, cette fois de Michel Périn, qui lui propose de prendre en mains le service Compétition-clients. Jean-François accepte, et il n’a rien oublié de sa première journée chez son nouvel employeur : « le matin je quittais mon travail chez Renault Sport, à midi je rendais ma voiture de fonction, l’après-midi j’étais Citroën Sport. Je me souviens aussi que la veille, Citroën avait annoncé sa décision de ne pas disputer le Championnat du Monde WRC… »

Liénéré CitroënQue se passe-t-il chez Citroën en 1999 ? Parmi les différentes formules de promotion réservées à l’époque aux Saxo, il y a le Trophée Saxo kit-car remporté par un certain Sébastien Loeb. Lequel roulera la saison suivante dans le Championnat de France Terre au volant de la Saxo Kit Car, ou il remportera le championnat deux roues motrices. A l’en croire, Jean-François Liénéré est un petit peu pour quelque chose dans la carrière du pilote alsacien, « mais c’est surtout Michel Périn, Team Manager de Citroën Sport à cette époque, qui a convaincu Guy Fréquelin de l’engager dans ce championnat » indique-t-il. Ensuite, la réussite du programme a conduit à la carrière de Sébastien de l’on connaît aujourd’hui.Jean-François Liénéré n’oublie rien. Evoquez avec lui son passage chez Renault Sport (entrée le 1er janvier 1987 pour y diriger le service compétition-clients rallye) et il vous cite pêle-mêle les dates, les pilotes, les voitures qui ont jalonné toutes ces années qu’il qualifie spontanément de « fantastiques. » Il évoque quelques grands moments partagés avec l’équipe officielle : « Les titres de champion du Monde groupe de N d’Alain Oreille (1989/1990); la première sortie et première victoire de la Clio groupe A au Grasse Alpin (1991)avec Jean Ragnotti ; les années Clio Maxi et Maxi Mégane. « Patrick Landon, directeur du département rallye de Renault Sport avait su créer une ambiance exceptionnelle dans son équipe et une motivation des ses troupes sans égales. »

On remonte encore dans le temps, pour parvenir à celui où Jean-François Liénéré, dessinateur métreur en cuisines aménagées aux Etablissements Houot à Gérardmer « dans le civil », était copilote. Sa première course a lieu au Rallye de Nancy 1976 avec Christian Martin sur une Simca 1000 Rallye. « Elle était de couleur jaune » précise Jean-François qui passera ensuite 9 années (de 76 à 84) aux côtés de Pierre Mény, d’abord avec la Berlinette, ensuite avec l’Alpine A 310 V6 qui permettra aux deux copains de se construire un beau palmarès : 5 victoires au Rallye du Rhin, 4 à la Ronde des Vosges, 1 victoire au Forez, au Montbrisonnais, à la Châtaigne, à la Ronde de la Mathésine et à l’Argentière. En  1983, il quitte les Vosges et Pierre Meny pour courir avec François Chatriot, comme copilote tout d’abord, puis comme team manager du team Diac de mi-1983 à fin 1986. Il disputera également quelques courses avec Dominique De Meyer ( 1er au rallye de Lorraine 1984). Tiens, une petite anecdote pour la route : « Jacques Panciatici courait à cette époque sur VW Golf GTI et c’est sans doute le pilote le plus superstitieux que j’ai croisé : à chaque départ de spéciale, il jetait une poignée de sel et il claquait sa portière 3 fois. Or, les charnières de portes étaient plutôt légères. Si bien qu’un jour - c’était au Lyon-Charbonnières - la portière est carrément tombée. » Pour autant, Jean-François Liénéré n’entamera jamais le grand couplet de la nostalgie. Hier ? Eh bien c’était hier, voilà tout. Et ce qu’il vit aujourd’hui lui apporte quantité de satisfactions. « J’ai la même passion qu’il y a 30 ans. D’ailleurs, comment faire ce métier autrement ? »

Michel Thiriet

Deux ou trois choses sur le Championnat de France des rallyes


« Le Championnat de France est toujours là et toujours bien vivant avec de belles épreuves. Il manque cependant un ou deux pilotes de notoriété qui pourraient augmenter son intérêt. Je pense qu’il faudra revenir à une formule de championnat privilégiant les pilotes et donc renoncer à la formule actuelle par teams. La création d’une filière pilotes est souhaitable. Elle est même nécessaire pour que les constructeurs fassent rouler de nouveaux talents dans le championnat national. »

Deux ou trois choses sur Sébastien Loeb


« Sébastien, j’ai suivi son programme quand il était en Championnat de France Terre en 2000 et en Championnat du Monde Juniors en 2001. C’est très agréable de travailler avec lui .Quand on me demande ce qui le distingue des autres, je réponds toujours : la qualité de son pilotage, très propre, très fluide. C’est aussi quelqu’un qui ne se démonte pas lorsqu’il a un souci : s’il fait une faute, il corrige le tir tout de suite. Et puis il fait tout à fond, c’est un très grand professionnel. »

 

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