Raphaël Bouchy : "au Rallye Stanislas, j'ai écrasé le chat noir de Morfontaine" Imprimer
SPORTS - RENCONTRES
Vendredi, 02 Novembre 2012 16:38

Vainqueur du Rallye Stanislas comme il y a deux ans, Raphaël Bouchy a tiré les leçons de son erreur à Morfontaine. Et c'est avec un peu de déception qu'il doit faire l'impasse sur le Rallye de Nancy ce week-end.

 Bouchy portraitRaphaël Bouchy a terminé sa saison en beauté. - Photo Estautomag.

Raphaël Bouchy a bouclé sa saison 2012 par une victoire le week-end dernier au Rallye Stanislas. Il ne participera pas au Rallye de Nancy dimanche. Et pour cause, les parcs fermés et d'assistance sont basés dans l'enceinte de son entreprise. Difficile d'être à la fois au four et au moulin. Et puis autant terminer sur un succès qui efface pas mal de déboires avec sa 207 S2000 après un début de saison encourageant au Rallye d'Epernay-Vins de Champagne.

 

Elle vient à point pour finir la saison en beauté cette victoire à Lunéville ?

Oui, parce que je renouvelle ma performance de 2010. A cette époque je n'avais la 207 S2000 que depuis le mois de septembre. Ensuite j'ai concrétisé dans ce Rallye Stanislas ce que je n'ai pas pu achever à Morfontaine. J'avais pourtant une belle avance sur Daniel Forès. Mais dans le dernier virage d'une des spéciales, j'ai attaqué un peu trop fort alors que je savais qu'il fallait soulager et j'ai commis mon erreur.

 

Cette erreur n'a pas été rééditée le week-end dernier. Pourtant, le rallye était piégeux au départ.

Les conditions météo étaient plutôt difficiles. Dans la première spéciale, j'ai failli être piégé au même endroit que Philippe Grosjean. Il y avait du verglas et je me suis fais surprendre. La voiture a commencé à sous-virer. Heureusement j'ai réussi à la rattraper.

Bouchy StanislasEn 2010, quelques semaines après avoir acquis sa 207 S2000, Raphaël Bouchy s'imposait une première fois au Rallye Stanislas. - Photo Jérémy Robert.


Cette victoire vient conclure une saison avec des hauts et des bas ?

La saison avait bien débuté avec une cinquième place au général du Rallye des Vins de Champagne. Ensuite à Dijon, j'étais bien le premier jour. Je me battais avec la 307 WRC de Jean-Paul Grohens et j'étais troisième. Et puis le dimanche, j'ai empalé une de mes roues sur la fourche d'un tracteur agricole et nous sommes partis en tonneaux. J'ai eu trois côtes cassées et ma copilote a été touchée aux cervicales. Nous ne sommes revenus qu'au Rallye Vosgien. Mais après la première spéciale, que j'avais terminé neuvième, ma navigatrice Géraldine Lallement était malade. J'ai décidé d'arrêter.

 

Et finalement, ça a fini par sourire après Morfontaine ?

Oui, au Rallye Stanislas j'ai écrasé le chat noir de Morfontaine.

 

Pourquoi ne pas enchaîner sur le Rallye de Nancy ?

C'est un peu frustrant. J'étais presque prêt à rouler. Sauf qu'il faut quand même quelqu'un dans mon établissement pour accueillir les assistances et le parc fermé. Je crois que je n'aurais pas eu la tête au pilotage.

 

Pourtant cette fois la 207 S2000 de Grégory Dapoigny sera là...

Oui et ça fait longtemps qu'il l'attend. Il en parlait déjà quand j'ai acquis la mienne. Avec le temps qu'il risque de faire dimanche, il peut avoir une belle carte à jouer avec ses quatre roues motrices. On s'y habitue facilement aux quatre roues motrices. Il faut surtout prendre en compte le sous-virage.

 

La saison 2013 se fera encore avec la 207 ?

Le début oui. Je serai au Rallye des Vins de Champagne à son volant. Sinon, il y a quelques nouveautés qui pourraient m'intéresser du côté de chez Citroën et surtout Peugeot.

 

Propos recueillis

par Bruno Navarre.