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Moselle, Alsace, Luxembourg : l'électromobilité en marche Imprimer Envoyer
SOCIETE - ACTUALITE
Lundi, 02 Janvier 2012 16:27
Fluence ZE et Kangoo ZE Renault.De partout, les expériences visant à promouvoir les véhicules électriques ont fusé ces dernières années. Souvent concluantes. Aujourd'hui, les exercices appliqués confirment une vraie démarche qui va de pair avec les véhicules mis sur le marché. 2012 s'inscrit comme l'an I de l'électromobilité.
Le système Autolib' parisien lancé fin novembre 2011 est un bel exemple de cette montée en puissance du véhicule électrique. Et plus encore puisqu'il marque l'arrivée d'un nouveau constructeur, le groupe Bolloré, avec sa Bluecar. Environ 3 000 véhicules devraient être mis en location sur l'espace public parisien dans les prochains mois.

Cet arbre remarquable ne doit pas pour autant cacher la forêt des initiatives. Jetons un coup d’œil appuyé sur trois initiatives en développement dans notre aire de référence.

L'Alsace d'abord avec sa prime spéciale de 5 000 euros accordée aux 500 premières immatriculations sur son territoire. Seuls les particuliers et les entreprises de moins de 10 salariés peuvent y prétendre. Une prime qui s'ajoute évidemment à la dotation d’État.

Dans le même temps, la Région aide à l'installation de bornes de recharges dans les 105 gares TER. Et Renault a prévu de livrer 200 véhicules électriques au cours du premier trimestre 2012.

Au Luxembourg, la mobilisation est plus large encore. Le principal distributeur d'électricité, Enovos, à capitaux d’État, a naturellement montré son intérêt. Depuis quelques mois, il implante des stations publiques de recharge. Ici avec les centres commerciaux Cactus, là avec Total. Onze pour l'instant, 300 d'ici un an, soit 600 véhicules branchés en même temps.

Enovos vise tous les sites où le client potentiel est susceptible de laisser sa voiture quelques heures (P+R, aéroport, gares, etc.).  Tout ceci est orchestré par plusieurs partenaires, dont Renault, sous le signe de eMobility (elektromobiliteit.lu). Dans un  pays de 87 km du nord au sud et de 57 km d'est en ouest, les espoirs sont grands.

Une carte dite Mobicard a été mise au point pour les recharges sur le domaine public. Le coût étant si bas que la carte bancaire classique n'est pas pertinente. Mobicard garantit l'usage d'électricité verte (80% hydraulique, 20% éolien). PSA Peugeot Citroën s'est aussi engagé dans le programme avec notamment une collaboration scientifique avec le Centre de Recherche Public Henri-Tudor.

Smart ed800 bornes en Moselle

Troisième exemple, celui de la Moselle. Le conseil général a très tôt pris en considération la renaissance du véhicule électrique. La présence de l'usine Mercedes-Smart (2 000 salariés) sur son territoire, à Hambach, n'est évidemment pas étrangère à cet engagement. Celle d'une centrale électro-nucléaire de 5 000 MW, à Cattenom, non plus.

Après la fabrication de 1 000 Fortwo ed (electric drive) pour initier des expériences, Smart lance une production de 10 000 véhicules sur l'année 2012. Et ceci avant les grandes manœuvres dans lesquelles Renault sera partie prenante. L’Étoile et le Losange ont en effet décidé de travailler en commun sur divers créneau, notamment celui des petits véhicules, électriques compris.

Le conseil général de Moselle, sous l'impulsion du président Philippe Leroy (UMP), a donc pris diverses initiatives reprises par son successeur Patrick Weiten. Dès 2011, une flotte de 30 Fortwo était ainsi confiée à diverses collectivités et entreprises, le conseil général prenant la moitié de la dépense (35 000 €) à son compte. Dans le même temps, un budget de 1,5 million d'euros a été dégagé pour soutenir l'installation de 800 bornes de recharges.

Déjà, en 2010, 50 000 € avait été réservés pour engager les processus. « Nerveuse, silencieuse, la voiture électrique permet aussi de réduire les émissions de bruit, ce qui est non négligeable surtout dans les grandes villes » n'a pas manqué de souligner récemment Patrick Weiten, défenseur de l'électromobilité partagée.

Notons au passage, sur la base de ces mêmes réflexions, que six Smart ed avaient été confiées à divers services publics de la Principauté de Monaco, haut lieu de la mobilité durable.

Une ambition transfrontalière

En Moselle, on avance avec en toile de fond, « une double opportunité : contribuer tout autant à la lutte contre le changement climatique qu'à la restructuration d'un secteur aujourd'hui en crise. » Le département, en liaison directe avec la Sarre voisine, s'inscrit ainsi dans un groupe de travail retenu par le 12e Conseil des Ministres franco-allemand sur l'agenda 2020 avec 4 projets de démonstration :

- MeRegioMobil, dans les environs de Karlsruhe, associant Energie Baden-Württemberg (EnBW), Daimler et Opel.

- Modelregion Stuttgart (lié à MeRegionMobil), avec EnBW, Daimler, Porsche.

- « Future Fleet », associant SAP et MVV autour de Mannheim et de Karlsruhe,

- « Kléber » à Strasbourg, associant EDF, EnBW, Toyota, l’Eurodistrict et Karlsruhe.

Parmi les sujets abordés, on notera avec intérêt le problème trop souvent ignoré des connecteurs de borne. Un usager lorrain, par exemple, rechargeant son Kangoo à Luxembourg, fera bien de se munir de deux câbles...

« Moselle Electromobile », ce nouveau label, espère ainsi tirer son épingle du jeu aussi en matière de recherches et de développement, les clés d'un avenir branché.

Bernard Méaux

A lire aussi : La voiture électrique survoltée
 

Commentaires 

 
#1 mirabelle352 2012-01-19 17:57 Super, bravo, j'applaudis des deux mains!
L'idéal est d'assurer la charge de ces véhicules via des énergies renouvelables (et seulement cela). S'il y a (parfois) du soleil dans nos régions, il y a aussi du vent (qui ne coûte rien).
A quand donc une station de recharge hybride équipée d'une petite éolienne et de PV?
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