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L’auto-partage en plein développement en Alsace Imprimer Envoyer
SOCIETE - ACTUALITE
Dimanche, 27 Décembre 2009 15:20
Alternative à la possession d’une voiture individuelle, l’auto-partage consiste à mettre en commun pour des abonnés une flotte de véhicules pour une utilisation de courte durée. A Strasbourg, 70 voitures suffisent à 1 700 usagers.
A Strasbourg, l’auto-partage représente un moyen de réduire la place de la voiture, en particulier dans les nouveaux quartiers. Ce concept économique et écologique, est largement soutenu par les collectivités alsaciennes, Communauté urbaine de Strasbourg (CUS) en tête. Auto’trement, la Société coopérative d’intérêt collectif qui a mis en place ce service, s’inscrit dans la nouvelle politique de déplacement et d’aménagement urbains de la CUS et se développe aux alentours.

Moins de parkings, moins de pollution…

Auto’trement est à la tête du réseau national France Autopartage, regroupant une dizaine de villes françaises (1). A Strasbourg, l’implantation d’Auto’trement a été soutenue par la Ville dès ses débuts, puisque Roland Ries, alors maire de Strasbourg mais aussi président du GART (Groupement des Autorités responsables de transport) voyait là un moyen de réduire la place de la voiture en ville. « Ce système s’adresse essentiellement aux urbains, dans des villes suffisamment denses et où les transports en commun sont performants », reconnaît Jean-Baptiste Schmider, directeur d’Auto’trement. Mais le compte est rapide : « Quand une voiture suffit à l’utilisation de 25 personnes, le nombre de places de stationnement est considérablement diminué, l’emprise de la voiture très limitée, et la pollution réduite d’autant », souligne le cabinet du maire de Strasbourg.

Campagne de pub d'Auto'trement.Après avoir concédé des places en parking souterrain, la Ville en alloue aussi en voirie, ce qui les rend plus visibles. Pour chaque nouvel emplacement, la ville se charge de l’aménagement et du marquage, la société finançant le totem et l’arceau. Les villes de Mulhouse, Saverne et Erstein accueillent depuis peu le service.

La réponse à une demande

Dans le cadre de la construction de deux éco-quartiers, des stations sont d’emblée prévues. « Les nouveaux quartiers seront placés à moins de 500 mètres des lignes de tramway », souligne Alain Jund, adjoint au maire de Strasbourg chargé de l’urbanisme. « Chaque logement ne sera doté que 0,5 place de stationnement contre 1 à 1,2 habituellement ». En passant de 200 utilisateurs en 2003 à 1 700 six ans plus tard, Auto’trement montre que la demande est bien réelle. « On remarque que 80 % de nos utilisateurs, qui sont des actifs, substituent Auto‘trement à leur première voiture. Peu à peu, ils circulent de moins en moins en voiture, au point que certains se désabonnent. »

« Auto’trement, comme patch anti-voitures, démontre qu’on peut s’en passer »
, explique Jean-Baptiste Schmider. Par ailleurs, les utilisateurs de l’auto partagée roulent en moyenne une cinquantaine de kilomètres, avec plusieurs passagers dans la voiture, tandis que 50 % des conducteurs classiques parcourent moins de deux kilomètres à chaque déplacement, le plus souvent seuls.

(1) Lille, Rennes, Poitiers, Bordeaux, Toulouse, Lyon, Grenoble, Marseille, Montpellier et Nîmes.
 

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