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Louis Artis, une grande passion pour la Mini Imprimer Envoyer
RETRO - RENCONTRES
Mercredi, 24 Février 2010 15:52

La Mini authentique, la vraie, continue de vivre grâce à des passionnés. Installé près de Nancy, Louis Artis en a fait son activité professionnelle.


Saviez-vous que BMW a non seulement relancé la Mini, la sienne, la moderne, mais aussi la “vraie“ Mini, l’authentique des années 60 ? Louis Artis, propriétaire de Nancy-Mini-Shop, affirme qu’il a constaté un regain d’intérêt pour la petite Anglaise lorsque le constructeur allemand a sorti sa propre interprétation : « Bouille sympa, plutôt tape à l’œil, il y a quelques similitudes entre les deux, nous avons effectivement eu un petit boum à l’arrivée de celle de BMW» confie-t-il.

Nancy-Mini-Shop : la raison sociale ne laisse pas planer le doute sur la spécialité du petit garage installé à Lay-Saint-Christophe, à quelques kilomètres de Nancy. Ici, c’est Mini exclusivement. Au sol ou sur les ponts, l’atelier en est plein. Certaines attendent même sur les trottoirs avoisinants. Et le moindre espace est occupé par des pièces. Il en faut pour satisfaire les demandes des 2500 clients lorrains, alsaciens, champenois ou ardennais, de tous les âges et de toutes les catégories sociales. Selon Louis Artis, ils naviguent entre ces deux extrêmes que sont le possesseur d’une voiture à 500 euros, bichonnée quotidiennement, et celui qui laisse dehors une pièce rare à 25 000 euros.

25 000 euros, c’est le prix d’une Cooper S MK1, très recherchée, donc très chère. L’une d’elles, auréolée d’un palmarès au Monte-Carlo, est même partie à 52 000 Livres lors d’une vente aux enchères en Angleterre. Les MK2 et MK3 sont plus abordables et les Innocenti encore plus.

« Oui, cette activité est avant tout une passion,
confirme Louis Artis, et de la passion, il en faut pour se mettre au boulot certains lundis matins… »

La rentabilité ? « On en vit mais pour gagner beaucoup d’argent il y a sans doute mieux. Pour autant, je ne verrais pas travailler dans un autre garage. Moi, je fais encore de la mécanique. Ailleurs c’est moins sûr… »

Michel THIRIET

Un peu d’histoire

La Mini a été conçue par l’ingénieur anglais Alec Issigonis à la demande de la British Motor Corporation qui souhaitait disposer d’une voiture économique. La première, la Morris Minor, en 1959, est capable d’atteindre 145 km/h avec un moteur de 948 cm3 placé à l’avant. Malgré sa petite taille, elle parvient à accueillir ses occupants dans de bonnes conditions car son concepteur a gagné de la place, à la fois en positionnant la boîte de vitesses sous le moteur et en optant pour des petites roues de 10 pouces.

Plusieurs versions sont disponibles dans les années 60 : la classique deux portes, un break avec l’arrière s’ouvrant comme des portes de grange, et une version avec un extérieur en bois similaire à celui de la Morris Minor. Une version dotée d’un coffre plus grand prend tantôt le nom Wolseley Hornet, tantôt Riley Elf. En rallye, la Mini Cooper fait un malheur.

Hélas, cent fois hélas, la Mini est anglaise et l’industrie automobile de sa gracieuse majesté se casse lamentablement la figure. En 1968, c’est le commencement de la fin : BMC fusionne avec Standard-Triumph et Rover pour créer British Leyland. Le nouveau groupe sort la Mini Clubman, puis on voit encore deux ou trois versions de Cooper. British Leyland est vendu aux quatre coins du monde, petit bout par petit bout. Dans l’intervalle, BMW, le plus malin, a gardé la marque Mini.

 

 

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