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La BMW 118i va de l'avant Imprimer Envoyer
CONSTRUCTEURS - ESSAIS
Mardi, 10 Décembre 2019 17:10

Trois ou quatre cylindres, des roues avant motrices, la Série 1 a tout changé mais ne cède rien, en vraie routière compacte premium et forte des derniers développements techniques de Munich.

 

BMW-118i-AV

 

Deux ans après la remise en ligne de sa petite routière, BMW revient avec une Série 1 transfigurée. Le restylage léger de 2017 fait place aujourd'hui à une révision de la gamme de fond en comble. A cela une raison qui s'imposait de plus en plus malgré les réticences de quelques puristes, l'harmonisation industrielle des productions. BMW ne pouvait plus se permettre de mettre au point deux gammes différentes sur un créneau qui appelle les mêmes ressources technologiques de base. Suivez mon regard vers la fière Albion, là où naissent les Mini, des adeptes de la traction. Encore fallait-il admettre ce retournement de situation en installant des roues avant motrices sur une petite routière premium qui pouvait se targuer d'être encore la seule propulsion moderne du genre, la grande spécialité de Munich. Même le X1, proposé également sous une nouvelle mouture, était passé à la traction. Il est vrai qu'avec la transmission intégrale (xDrive) sur bien des versions, la moitié du chemin était déjà parcourue. En témoigne le catalogue de la nouvelle Série 1 avec une certaine M135i xDrive animée par 306 chevaux. Restons plus modeste pour approcher la petite dernière.

 

BMW-118i-AR


Plus de volume

Bien calé dans un siège M Sport, grand écran lumineux au centre, tableau numérique en bonne place, aucun regret en vue. Notre 118i d'essai enroule les kilomètres avec aisance et dans un silence relatif qui fait pourtant naître un doute. Est-ce bien un moteur à 3 cylindres sous le capot ? Sont-ce bien les roues avant qui nous animent ? BMW a tout fait, semble t-il, pour gommer la moindre aspérité qui pourrait contrarier ce changement de stratégie. Les trois cylindres, bien relayés par la boîte automatique, observent en effet une discrétion sonore malgré des relances d'une bonne tenue. Pas non plus de cette lourdeur du train avant parfois observée sur certaines tractions. Cette troisième génération de Série 1 décroche sans peine son examen de passage et d'autant plus que la nouvelle disposition technique permet d'offrir un peu plus de volume tant aux passagers qu'aux bagages (+ 20 litres). La place royale revient de droit au conducteur qui se prend parfois pour un pilote, son destrier étant nanti du badge Msport, témoin de finitions spécifiques.

 

Festival de lumière

BMW-118i-TabA vouloir monter très rapidement dans les tours on en oublierait de faire les présentations. Vous dire par exemple que le Misano Blau attire la lumière mais au quotidien on aime parfois un peu plus de discrétion. Vous dire aussi d'observer la calandre de plus en plus large jusqu'à ne former qu'un seul bloc remontant vers le capot. L'esprit BMW demeure niché, jusqu'à l'extrême arrière en forme d'extracteur d'air. Omniprésent surtout dans le traitement des services et des équipements. BMW ne lésine pas sur la dotation, au gré des versions et des packs, avec vision tête haute (HUD) et assistances multiples, comme sur les grandes. Mais à l'heure où les nuits se font plus longues, l'éclairage à LED, tout automatique, mérite une mention spéciale. Les faisceaux déployés dans toutes les dimensions rendent la route joyeuse à l'égal d'une mécanique équilibrée. Un festival. Sans jamais éblouir. Et pour ceux qui voudraient en faire une compagne, endurante et économe, BMW n'a pas renoncé au diesel proposant trois définitions (116 à 190 chevaux) forcément appliquées à une carrosserie à 5 portes pour mieux vous servir au quotidien.

 

Bernard Méaux
Photos estautomag


Un autre modèle

État des lieux sans surprise récemment décliné par le nouveau président du groupe de Munich, Olivier Zipse : BMW va bien. A l'issue du 3e trimestre, BMW est en effet sur la « bonne voie » pour réaliser ses objectifs annuels. Les livraisons de véhicules avaient ainsi progressé de 1,7%, à près de 1,9 million, entre janvier et septembre. Fin octobre, les 2 millions sont déjà dépassés dont près de 1,8 million pour la seule marque BMW. Le chiffre d'affaires lui a bondi de 3,4%. Les bénéfices seront à l'avenant même si les contraintes en tous genres imposent des règles plus restrictives. Malgré un recul de près de 35%, avant impôts, il en restait tout de même déjà 5 milliards d'euros... dont près de la moitié regagnée sur le troisième trimestre. De quoi faire face aux défis en cours. L'électrification, totale ou partielle, des gammes est de ceux-là. D'ici à 2023, les marques du groupe aligneront 25 véhicules électrifiés dont 50% totalement électriques. Près de la moitié de l'objectif sera déjà atteint à la fin de cette année, la 330e et le X5 xDrive 45e étant les plus récents témoins. Seule Mini semble un peu plus à la peine et la perspective du Brexit n'a sûrement pas arrangé les choses. A l'heure des nouvelles grandes manœuvres entre Peugeot (PSA) et Fiat (FCA), BMW Group, avec Mini et Rolls Royce, intégrés au début du siècle, démontre qu'un autre modèle industriel reste possible.

 

BMW 118i en bref



Moteur : 1 499 cm3
Puissance : 103 kW (140 ch)
Vitesse maxi : 213 km/h
Dimensions : L: 4,32 m; l: 1,79; H: 1,43
Poids : 1 395 kg
Coffre : 380 à 1 200 dm3
Consommation moyenne : 5 l/100
Émissions de CO2 : 114 g/km
Malus écolo : 0 €
Prix : à partir de 27 300 € (27 150 € en 116d)


j'aime plus

  • La tenue de route

  • Le poste de conduite

  • Les finitions

  • L'éclairage automatique

j'aime moins

  • La sécheresse de suspension

  • Le Misano blau

  • Les places arrière

  • Le régulateur capricieux

 

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