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Hyundai Kona : offensive hybride Imprimer Envoyer
CONSTRUCTEURS - ESSAIS
Mercredi, 04 Décembre 2019 17:10

Le constructeur coréen maîtrise toutes les techniques. Après l'électrique intégral sur son SUV compact Kona, voici l'hybride.

 

Hyundai-Kona-Hybrid-bleue 

Indispensable pour affronter la réglementation, le mode électrique ne convient pas à tous les usages. Hyundai y a pensé avec une version hybride de son SUV Kona. A la calandre près, fermée sur le modèle électrique lancé l'an dernier, élégamment ciselée ici, dite en cascade, le Kona revient sur le devant de la scène avec cet atout incontournable. Ici, pas de système de recharge (plug in) mais un hybride totalement autonome reposant sur un moteur essence à quatre cylindres (105 chevaux), un cousin électrique (32 kW) pour une puissance cumulée de 140 chevaux, et une batterie lithium-ion de 1,56 kWh. Objectif : polyvalence, sobriété et autonomie. Le système permet de rouler quelques kilomètres en tout électrique. C'est agréable à la relance en milieu urbain et d'autant plus qu'on passe de l'un à l'autre mode en souplesse et en silence. Il suffit de regarder le tableau de bord qui affiche E.V. (electric vehicle) en vert. Moment fugace car la route vous appelle et sous le capot, on s'anime, le moteur électrique épaulant son compère à essence, le tout sous la vigilance active d'une boîte à double embrayage DCT6.

L'ensemble est plutôt bien orchestré, l'ordinateur de bord en témoigne avec une excellente moyenne de 5,7 litres aux 100 km. Le bilan normalisé fait état de 5,9 l/100 pour 101 g/km de CO₂ en cycle WLTP. C'est presque aussi bien que sur un diesel, l'un des autres moteurs du programme Kona. A vous de saisir le tempo pour recharger la batterie en jouant de la boîte avec les palettes sous le volant. Repousser l'aiguille de la jauge électrique au maximum relève de l'exploit mais on comprend vite la répartition des rôles pour exploiter au mieux la mécanique. Le tout sous une carrosserie à usages multiples. Forme généreuse, gabarit urbain (4,16 mètres) le Kona est à l'aise jusqu'au fond d'un coffre offrant de 361 à 1 143 dm3 de volume. Bon point aussi pour le niveau des équipements, jusqu'à l'autonomie partielle d'une rigueur remarquable. Autant de services aisés à mettre en œuvre qui font monter la note jusqu'à plus de 32 000 € en version Executive. De quoi fêter avec Hyundai son premier titre de champion du monde de rallye WRC !

Bernard Méaux

Photos Hyundai


Hyundai-Nexo-Hydrogene

H comme... hydrogène

Le constructeur coréen est à la fête en ce moment et entend bien rester le plus longtemps possible tout en haut de l'affiche. Un titre de champion du monde sportif, d'abord, ça donne des ailes. C'est bien pour la gloire mais notoirement insuffisant pour la vitalité d'une marque. Plus important est le virage incisif vers les motorisations nouvelles à l'image de la Kona hybride. Mieux encore, Hyundai a résolument épousé la cause de l'hydrogène. Et ce n'est pas nouveau comme voudrait nous le faire croire un monde médiatico-télévisuel versatile. Non, la passion pour l'hydrogène ne date pas d'hier. Son apparition grand public date du début de cette décennie sous la forme d'une version spéciale du SUV ix35. Sa définition la plus moderne s'appelle Nexo sur la base d'une motorisation électrique alimentée par une pile à combustible dont le carburant s'appelle hydrogène. H comme... Hyundai, aussi. On a même mobilisé un aventurier des temps moderne, Bertrand Piccard, pour récemment battre un record d'autonomie à bord d'une Nexo partant de Sarreguemines, en Moselle, pour rejoindre Le Bourget après quelques détours politico-commerciaux. La Lorraine encore... A côté du tour du monde en ballon et en avion solaire, le scientifique helvétique pourra ainsi inscrire les 778 km de son périple hydrogéné. Dérisoire évidemment quand on sait les qualités de ce carburant qui ne rejette que de l'eau pure. Important cependant quand on mesure les limites des batteries électriques.

 

Hyundai-NEXO-AV

 

La bonne idée lorraine

L'hydrogène c'est en effet la vraie bonne façon de stocker l'électricité. Le pétrole facile a trop longtemps remisé l'hydrogène au rang de l'énergie luxueuse que Hyundai, après Toyota (Mirai), Honda (Clarity) et bien d'autres. Et qui se souvient de l'initiative lorraine lancée au début des années 80 ? La Lorraine déjà... Un certain François Guillaume, leader paysan, futur ministre, lançait en sa qualité de président du Comité économique et social, un plan hydrogène ambitieux. Son idée développée avec le concours précieux du directeur de l'école d'ingénieurs de Metz (ENIM) consistait à réserver un des quatre réacteurs nucléaires de la centrale de Cattenom (4 x 1 300 MW) en fin de construction à la production exclusive d'hydrogène. Et à partir de là, créer un système de stockage et de distribution régional puis national. Un vrai défi, jamais relevé. Une flamme entretenue jusqu'en 2015 par l'association Alphea Hydrogène, basée à Forbach. Autrement dit, ce qui aurait pu se faire naguère sous la forme d'une révolution tranquille s'amorce aujourd'hui sous la contrainte réglementaire d'une société bousculée par une nature changeante. L'hydrogène, liquide ou gazeux, au service des moteurs électrique et thermique, au choix, va forcément trouver sa juste place. Propos pour demain.

 

Hyundai Kona Hybrid en bref



Moteur : 1 580 cm3

Puissance : 104 kW (141 ch)

Vitesse maxi : 160 km/h


Dimensions : L: 4,16 m; l: 1,80; H: 1,56

Poids : 1 389 kg

Coffre : 361 à 1 143 dm3

Consommation moyenne : 3,9 l/100


Émissions de CO2 : 90 g/km
Malus écolo : 0 €

Prix : à partir de 27 150 €

 

j'aime plus

  • La consommation

  • L'hybridation sans peine

  • La tenue de route

  • Le volume disponible

j'aime moins

  • L'autonomie électrique

  • Les reprises paresseuses

  • Le style

 

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