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Jaguar XE : chic et charme Imprimer Envoyer
CONSTRUCTEURS - ESSAIS
Lundi, 28 Octobre 2019 11:09

Une i-Pace tout électrique, voiture de l'année 2019, ça fait de l'ombre au reste de la gamme. La XE se devait de se refaire une beauté, essence ou diesel, belle alternative au cœur d'un marché qui résiste.

 

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Elle a l'allure d'une Jaguar, elle a la classe d'une Jaguar mais la petite dernière de la célèbre marque britannique a parfois du mal à se glisser tout en haut de l'affiche. LA Jaguar, c'est évidemment la XJ, vaisseau amiral de la marque depuis 1968, totalement réinventée il y a une petite dizaine d'années, jonglant avec les puissances et les équipements d'un genre supérieur. L'air du temps exigeait une petite sœur pour élargir le cercle de famille. Ce fut fait en 2015, une évidence dans le nouvel univers ouvert par l'Indien Tata, repreneur inespéré. C'était sans compter avec l'explosion du marché SUV, très vite rallié par Jaguar avec son F-Pace puis, plus proche encore du gabarit XE, le E-Pace. Notez au passage l'ironie de l'histoire qui flanque les berlines d'un X (comme eXperimental) énigmatique alors que tous les autres le réservent à la transmission intégrale. Ça tombe bien, la XE a aussi son AWD (4x4) notamment en essence 300 chevaux et diesel 180 chevaux.

 

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Cuir façon Windsor

Modeste, la XE n'en a pas moins de la ressource avec ses deux motorisations essence portant l'assaut jusqu'à 300 chevaux. Cette définition de berline chic et statutaire, alternative intéressante dans une palette bien composée, valait bien une remise en forme, présentée il y a quelques mois à Genève et désormais en bonne place dans les show-rooms. Pas question de toucher à sa ligne, ni à sa belle calandre marquée du célèbre félin. Non, un changement dans la continuité pour la doter des équipements les plus performants en respectant les trois niveaux de finition attachés à la marque, S, SE et HSE. Dans cette motorisation intermédiaire à l'essai dotée de 250 chevaux, la boîte  automatique dispose d'un nouveau levier, plus pratique que la commande rotative, pour un vrai confort de conduite. La nouvelle XE en bénéficie sur toutes les versions, de même que des jantes 18 pouces. L'intérieur tout de cuir tendu, matelassé, le bien nommé Windsor, est évidemment paré de l'écusson Jaguar. On s'y sent bien avec les renforts latéraux et l'accoudoir central, contrepoints efficaces à la relance vigoureuse du moteur Ingenium, un groupe de quatre cylindres. Sobre.

 

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Deux écrans tactiles

Les évolutions prennent également place derrière le beau volant, multi-fonctions, évidemment frappé du jaguar. Le constructeur a doté sa XE du tableau de bord virtuel déjà en usage sur différents modèles produits par le groupe. On y trouve aussi deux écrans tactiles sur la console centrale, notamment sur la partie inférieure pour mener divers réglages sans perturber le module supérieur dédié à la navigation. Le tout, et quelques autres fonctions, relève du système d'info-divertissement Touch Pro Duo qui a été inauguré par la marque sur l'i-Pace, l'étonnant SUV tout électrique, « Voiture de l'année 2019 ». Autre innovation, plus déroutante, le rétroviseur intérieur dit Clear Sight qui reproduit l'image captée par la caméra placée sous l'antenne de toit. Et avec une dotation en feux automatique, rien ne peut entraver une conduite agile et sûre. Le gabarit mesuré de la XE, tout en assurant un volume intérieur confortable, lui ouvre les portes de la ville alors que la route s'efface sans peine, ses performances se hissant élégamment au-dessus de la moyenne. Le charme so british d'une berline classique, chic et charme, retrouvée.

Bernard Méaux
Photos constructeur


Remontée fantastique

En reprenant Jaguar, flanqué de Land Rover, Tata avait évidemment flairé le bon filon britannique qui s'était un peu perdu dans les strates mal empilées du groupe Ford. C'était en 2008. En moins de 10 ans, un groupe solide a pris consistance, JLR, premier constructeur britannique, fort de plus de 40 000 collaborateurs dont un quart d'ingénieurs et de designers. Les produits innovants ont suivi, F-Space chez Jaguar, Evoque chez Land Rover, pour booster les ventes mondiales à plus de 600 000 véhicules. Cette marche en avant s'appuie sur un nouvel Evoque. Puis, de façon imminente, Defender et Range Rover Sport. Chez Jaguar, la future XJ, totalement électrique, à la façon du i-Pace, achève son développement. Mais certains nuages inquiètent JLR avec la baisse de forme du marché chinois et les incertitudes autour du Brexit. Les 4,2 milliards d'euros d'investissements injectés en 2018 devraient aider à franchir cette nouvelle marche. Car Tata en est bien conscient, le reste du monde est à la mesure du groupe Jaguar Land Rover, l'Europe en tête.

 

Le Defender revient

Étroitement associées au sein du groupe Tata, les marques Jaguar et Land Rover ont été placées sous la même entité. Mais la première a largement profité de l'expérience de la seconde pour ouvrir une gamme SUV, Land Rover défend farouchement ses spécialités. La plus belle démonstration vient d'être apportée avec le nouveau Defender. Engin 4x4 pur et dur, à l'aise sur les terrains les plus difficiles c'est lui qui a donné naissance à la marque il y a 70 ans. Avant d'engendrer des engins plus sportifs et aujourd'hui plus luxueux de la famille Range Rover. Le constructeur britannique remet donc en selle un Defender qui n'a plus rien à voir avec son prédécesseur, hormis l'allure générale à la façon d'un néo-rétro bien maîtrisé. Deux modèles sont proposés, le 90 (4,32 ) et, l'an prochain, le 110 (4,76 m), en 3 et 5 portes, et leurs multiples variantes qui devraient permettre de couvrir tous les besoins. Mais sans doute verra t-on plus de Defender sur les grandes avenues que dans les champs, attelé à une charrue comme ce fut le cas parfois dans le passé.  Un vrai baroudeur en tout cas n'hésitant pas à pousser la cavalerie jusqu'à 400 chevaux avec un zeste d'hybridation. Les commandes sont ouvertes pour les premières livraisons début 2020. Le 110 d'abord proposé à partir de 55 900 €. Le 90 suivra avec un premier prix à 49 900 €. Avec des packs multiples et 170 accessoires individuels dont des vêtements adaptés, la note n'a pas fini de grimper.


La Jaguar P250 en bref



Moteur : 1 999 cm3


Puissance : 183 kW (250 ch)


Vitesse maxi : 250 km/h


Dimensions : L: 4,67 m; l: 1,96; H: 1,41
Poids : 1 601 kg
Coffre : 410 dm3

Consommation moyenne : 7 l/100


Émissions de CO2 : 159 g/km


Malus écolo : 2 940 €
Prix : à partir de 49 120 € (43 450 € en D 180)

 

j'aime plus

  • Le Jaguar omniprésent

  • L'intérieur cossu

  • Le cuir Windsor

  • La conduite assurée

j'aime moins

  • La multiplication des écrans

  • La rétro-vision vidéo

  • L'accès au coffre

 

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