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CONSTRUCTEURS - ESSAIS
Samedi, 03 Août 2019 16:12

La version cabriolet de la nouvelle Série 8 prend ses aises avec le temps, le vent, le soleil. Même en diesel ! BMW ose tout en haut des gammes. Avec plus de 300 chevaux à ciel ouvert, restez coiffés.

 

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La belle année 2019 avec BMW. Nous l'avions débutée au volant d'une nouvelle Série 8, un coupé moderne totalement réinventé. Il laisse derrière lui la Série 6 qui avait pris le relais durant plusieurs décennies. Pour ce grand retour, BMW a vu plus large, plus grand. Le coupé nous avait ravi, le cabriolet enchante. La magie du toit qui s'éclipse au doigt et à l’œil. Et qui revient tout aussi promptement lorsque l'averse menace. Une quinzaine de secondes, pas plus, pour une manœuvre complète, un ballet impressionnant de toile et de mécanismes cachés. Même en roulant. Avouons-le sans attendre, c'est grand ouvert sur le monde qu'on le préfère. C'est ainsi que la ligne s'exprime le mieux, toujours étroitement liée à celle du coupé. Le reste relève de la cuisine interne, notamment des indispensables renforts de structure pour préserver la rigidité de l'ensemble et ses aptitudes à la performance. Accepter du même coup un surpoids avoué de 125 kg sans qu'il n'y paraisse guère à la conduite ; la contrepartie du genre.


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Un coupé...collé
BMW y ajoute ces différences, tel l'arceau de sécurité, invisible puisque totalement intégré dans la carrosserie avec déploiement automatique en cas de retournement. Pas envie d'essayer... Le filet anti-remous lui est bien présent. Parfaitement efficace, même à vive allure. Visuellement, ce n'est pas ce qui se fait de mieux sur un cabriolet mais c'est un mal apparemment nécessaire qui condamne aussi les deux places arrière finalement réservées à une veste, un pull et quelques menus objets. Mais posé là, le filet n'encombre pas un coffre par ailleurs peu propice aux déménagements. Sans doute faut-il toucher du doigt ces incontournables du cabriolet pour mieux apprécier tout ce qui fait le charme d'un formidable engin de liberté. Cure d'air d'abord. Puissance des accélérations ensuite et assurance de la tenue de route enfin. Un vrai coupé...collé, à quelques millimètres près, tant les ingénieurs ont réussi à préserver les qualités de base de la Série 8. Pas une vibration, pas une hésitation même sous la contrainte d'un freinage puissant. Et pourtant, c'est un diesel qui nous anime !


BMW-320d-TabGazole et V8 au menu
Oui, BMW a osé le diesel même sur son haut de gamme le plus festif, c'est dire le crédit qu'il accorde à cette solution que l'on croyait bannie. Un diesel discret qui ronronne au ralenti et s'exprime comme un grand fauve sous l'accélérateur. Un diesel qui vous garantit aussi des voyages au long cours, sans réticence. Un diesel dont BMW a le secret au cœur des 6 cylindres en ligne développant plus de 300 chevaux. Munich propose aussi, évidemment, une version à essence, sensiblement équivalente (840i) avec 20 chevaux de plus. Et, par dessus tout, son V8 de 530 chevaux. Pour tous ces modèles huppés, la transmission intégrale (xDrive) s'impose. Mieux encore, la direction agit sur les quatre roues (Integral Activ Steering) pour mieux enrouler le virage, digérer le lacet et relancer tout droit entre l'un et l'autre. Le salon roulant s'est métamorphosé en bête de course. Mais les civilités ne sont jamais bien loin. On hésite un peu en abordant ce village étroit tant le gabarit intimide, on relâche au détour de la route rétrécie. Pour mieux goûter aux charmes d'une conduite plein ciel. Re-découverte et retour triomphant du cabriolet.

Bernard Méaux
Photos estautomag et constructeur


Bayerische Motoren Werke

La Série 8, c'était à la fin de l'autre siècle, au temps des V8 et V12 expressifs, de ces moteurs qui ignoraient encore le réchauffement climatique. BMW ne l'avait conçue qu'en coupé pour lui préférer ensuite la Série 6. Aujourd'hui, la nouvelle Série 8 entend exploiter tous les genres, y compris bien sûr de très sportives version M à plus de 600 chevaux. Cette politique de diversification et de sophistication paie, les plus récents chiffres de production en témoignent, tous très positifs. La nouvelle Série 3 y joue bien sûr son rôle actif mais la très électrique i3 n'est pas en reste avec une progression de 21,6% sur le seul mois d'avril. Cette marche en avant n'oublie jamais de s'appuyer sur d'autres élans pour progresser. C'est vrai aujourd'hui encore avec Jaguar Land Rover pour les moteurs électriques alors que Munich avait récemment rejoint Stuttgart pour travailler sur les grands problèmes de mobilité. A l'intérieur même du groupe, les marques se rapprochent techniquement, telle la nouvelle Série 1 qui, au grand dam de certains « puristes », adopte la plate-forme (traction) de la Mini. Ce qui permet évidemment de mieux amortir financièrement les process industriels et de toujours investir. Le tout sous le signe réaffirmé de la « Bayerische Motoren Werke », la célèbre fabrique bavaroise de moteurs qui, à travers son blason en forme d'hélice, n'oublie jamais son passé d'avionneur.


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BMW 840d en bref



Moteur : 2 993 cm3

Puissance : 235 kW (320 ch)


Vitesse maxi : 250 km/h


Dimensions : L: 4,84 m; l: 1,90; H: 1,34
Masse : 2 030 kg
Coffre : 350 dm3

Consommation moyenne : 5,9 l/100


Émissions de CO2 : 155 g/km


Malus écolo : 2 300 €


Prix : à partir de 99 700 €

 

j'aime plus

  • La ligne découverte

  • Le diesel expressif

  • Le poste de conduite

  • La tenue de route


j'aime moins

  • Les « places » arrière

  • Le coffre

  • Le filet anti-remous encombrant

  • Le rien (ou presque) à moins de 100 000 €

 

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