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Renault Koleos : 4x4 complet Imprimer Envoyer
CONSTRUCTEURS - ESSAIS
Vendredi, 15 Décembre 2017 13:57

Lancé il y a quelques mois, le gros SUV de Renault additionne les atouts pour s'imposer. En 175 chevaux diesel, transmission automatique, intégrale de surcroît, le Koleos efface tous les obstacles, ville et route comprises.

 

Renault-KoleosAVLe nouveau Koleos vise une clientèle soucieuse de look et de volume.

 

En intégrant naguère un certain Koleos dans sa gamme européenne, Renault avait su parer au plus pressé tout en offrant un nouveau débouché aux productions de sa dernière acquisition, le coréen Samsung. Juste le temps de se faire un nom, sans obtenir ici une véritable adhésion autour du concept. L'offensive SUV se faisant de plus en plus pressante, Renault devait trouver la parade. Ce fut Captur d'abord, un coup de génie dans le SUV urbain sur certains marchés, la France notamment. Puis vint l'heure du SUV compact, Kadjar, un autre succès. Koleos devait suivre. Comme pour le Kadjar, extrapolation du Qashqai, Renault a misé sur son partenaire le plus proche, Nissan, expert en SUV. Le X-Trail et sa plate-forme 4x4 s'imposaient ; il suffisait d'imaginer un autre style à la façon du nouvel Espace ou encore de Talisman.  Koleos s'impose ainsi comme une autre façon d'aborder le haut de gamme, en témoigne la finition Initiale Paris à plus de 43 000 €.

 

Un vrai 4x4

Renault-KoleosTabLe tableau de bord du Koleos intègre l’écran vertical devenu une véritable signature Renault.L'air de famille est évident, le Losange en tête et le dessin des feux largement déployé, de jour comme de nuit. Un beau volume sous des airs élégants montés sur des roues imposantes pouvant aller jusqu'à 19 pouces. L'intérieur tendu de cuir et baigné de lumière sous le grand toit ouvrant en verre, certes au prix de quelques options, ne laisse rien au hasard. Tout y est avec le désormais célèbre écran vertical dont on s'agace parfois tant les manipulations s'accumulent pour atteindre l'ultime réglage. Et puis on cherche la commande bouton qui accompagne tout bon 4x4 complet qui se respecte. Déception, Renault lui a refusé la console centrale pour dissimuler son basculeur, sous le volant à main gauche. Pourtant le Koleos est un vrai SUV, deux ou quatre roues motrices, au choix du terrain, allant jusqu'à un blocage de différentiel (50/50) pour aborder les parcours les plus osés, autorisés par une garde au sol de 21 centimètres. Sur route, on pourra naviguer le plus souvent en deux roues motrices, pour mieux économiser le carburant. Gazole obligatoire. Pour nos marchés, en effet, le Koleos n'est proposé qu'en diesel dCi, 130 ou 175 chevaux.

 

Renault-Koleos-ARLa version quatre roues motrices autorise les escapades dans les grands chemins.

 

Volume XXL

Renault pense ainsi viser au mieux une clientèle jouant sur le look d'abord et sur la perspective d'un beau volume. Pas de version 7 places par exemple comme sur le X-Trail mais on pourra opter pour une boîte automatique dite X-Tronic, pur produit japonais à variation continue (CVT) mais disposant de 7 rapports électroniques. On s'y habitue très vite même si, de temps en temps, certaines montées en régime paraissent lancinantes sous la poussée d'une cavalerie qui ne demande qu'à effacer les kilomètres. La tenue de route ne laisse paraître aucun défaut et d'autant mieux que roulis et amortissement sont bien maîtrisés. Sièges profonds, chauffés et ventilés, éclairage d'ambiance, accoudoir coulissant, etc., le Koleos traduit une invitation au voyage au long cours. Son rayon de braquage l'autorise également à se mouvoir en ville sans retenue. Le gabarit impressionne mais le Koleos garde une cote acceptable sans pour autant sacrifier le volume XXL du coffre, accessible par un simple mouvement du pied sous le bouclier. Plus de doute, Renault s'est totalement mis à l'heure du SUV, et même plus si affinité, comme en témoigne le très récent pick-up Alaskan, autre fruit de l'Alliance.

Bernard Méaux
photos estautomag et constructeur


Koleos 2 l. dCi 4x4 X-Tronic en bref



Moteur : 1 995 cm3


Puissance : 130 kW (175 ch)

Performances : 0 à 100 en 9,5 s


Dimensions : L: 4,67 m; l: 1,86; H: 1,67

Masse : 1 829 kg

Coffre : 530 à 1 677 dm3


Vitesse maxi : 201 km/h


Consommation moyenne : 5,9 l/100


Émissions de CO2 : 156 g/km


Malus écolo : 2 156 €


Prix : Initiale Paris à partir de 43 900 € (30 800 € en dCi 130 Life)


j'aime plus

  • La tenue de route
  • Le confort
  • Le volume utile
  • Le rapport prix-équipements

j'aime moins

  • La commande de 4x4
  • La boîte CVT
  • Les manipulations sur écran
  • La climatisation paresseuse

 

Grandes manœuvres

A l'image du groupe Volkswagen, l'Alliance Renault Nissan, élargie aujourd'hui à Mitsubishi, démontre les vertus du travail en commun. Enfin, devrait-on dire. La reprise de Nissan par Renault date en effet de mars 1999 et il a fallu attendre les dernières générations de véhicules pour connaître des bases communes. Le mouvement ira s'accélérant selon le plan Alliance 2022. Mais le plus étonnant dans le cadre de ces grandes manœuvres, c'est l'engagement collatéral de Mercedes-Benz. Le puissant constructeur de Stuttgart a su trouver dans l'Alliance non seulement des moteurs pour ses plus petits véhicules mais aussi des carrosseries, à l'image du Renault Kangoo, rebadgé Citan. Avec le pick-up Nissan Navara convertit aussi en Alaskan Renault, Mercedes a purement et simplement, avec quelques aménagements, créé une Classe X. Inversement, Infiniti, la filiale Luxe de Nissan, avait phagocyté la Classe A pour en faire des compactes Q30 et QX30. Dernier épisode, un nouveau moteur essence lancé sur Scénic. Ce groupe a été « co-développé dans le cadre du partenariat entre l’Alliance et Daimler » annonce le groupe. Au programme trois niveaux de puissance : Energy TCe 115, 140 et 160 en boîte manuelle et boîte automatique EDC. C'est pour 2018. Les deux prochaines étapes sont immédiates, avant la fin de l'année : Duster et Alpine. Face au Koleos, le petit SUV de Dacia ne semble pas faire le poids mais gageons, sans effort, que sa nouvelle version fera plus de ventes. Quant à Alpine, marque renaissante, les premiers modèles prennent la route.

Alliance 2022

Nous avions vu récemment ce que Renault et Nissan font avec Micra et Clio, intégrant leur fabrication dans la même usine française de Flins. Ce processus devrait rapidement se démultiplier et d'autant plus vite, et loin, que Mitsubishi va forcément entrer dans le schéma mondial. Sous le label Alliance 2022, selon un plan sur 6 ans, les trois principaux partenaires s'engagent en effet à produire plus de neuf millions de véhicules sur la base de quatre plate-formes communes. Les trois quarts des moteurs seront partagés contre un tiers actuellement. Quant au mode électrique, il comptera 12 nouveaux modèles, là encore avec des moyens partagés. Enfin, 40 véhicules seront dotés des techniques de conduite autonome. L'Alliance espère ainsi générer 10 milliards d'euros de synergies annuelles en 2022, soit un doublement par rapport à 2017. Le tout dans le cadre d'une production globale annuelle estimée à 14 millions de véhicules pour un chiffre d'affaires de 240 milliards de dollars.

 

Renault-systeme-ScoopDans le système SCOOP, des capteurs embarqués détectent toute anomalie pour envoyer, le cas échéant, des messages d'alerte vers des stations fixes et vers les autres véhicules équipés.

Le SCOOP sécuritaire

Chez Renault on travaille aussi et de longue date sur tous les dossiers de la sécurité. C'est ainsi qu'il a intégré le projet européen SCOOP (Système Coopératif), qui teste et déploie en conditions réelles de circulation la connectivité entre véhicules (V2V) et entre véhicules et infrastructures (V2X). Renault vient d'annoncer qu'il va mettre en circulation 1 000 Mégane équipées du protocole SCOOP. Elles sont essentiellement destinées à ses clients flottes qui pourront ainsi tester, en vraie grandeur, un nouveau dispositif d'alerte. De nombreux acteurs (collectivités, universités, gestionnaires d'infrastructures) accompagnent le constructeur français. Il s'agit de mener des tests sur environ 2 000 km de voies en France et notamment dans notre Grande Région. La SANEF qui gère l'autoroute Paris-Strasbourg est en effet partenaire. Des capteurs embarqués (volant, frein, vitesse, etc) détectent toute anomalie pour envoyer, le cas échéant, des messages d'alerte vers des stations fixes et vers les autres véhicules équipés. Accidents, chantiers, conditions climatiques sont ainsi signalés à l'ensemble du dispositif.

 

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