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Volvo V40 : la belle qui rassure Imprimer Envoyer
CONSTRUCTEURS - ESSAIS
Mardi, 14 Août 2012 08:51

Volvo V40 trois-quarts avantLes connaisseurs retenaient leur souffle. Depuis le 8 mars, les uns et les autres respirent librement. Ce jour-là paradait sur le stand Volvo du Salon international de Genève une familiale compacte jamais vue, fébrilement attendue : la V40.

C’est qu’il s’agissait du premier modèle lancé depuis que Volvo fonctionne sous capitaux majoritaires non plus américains mais chinois. Après 11 ans passés dans la galaxie Ford (1999-2010), le constructeur de Göteborg a rejoint Geely, dans l’Empire du Milieu.

   Verdict : elle n’a pas eu de mal, la V40, à rassurer. Dehors comme dedans, il saute aux yeux qu’elle a tout d’une Volvo. Mieux : elle confirme à chaque tour de roues.

Criante qualité de fabrication

Les points forts de la marque rappliquent à l’instant de boucler sa ceinture. En priorité la protection des occupants. Haute, sculptée, la planche de bord fait rempart. Contre quoi ? Tout ce qui peut advenir de fâcheux par l’avant.

   Profiter de la belle saison pour voyager le coude à la portière ? N’y pas compter. Dans cet habitacle-cocon évidemment truffé de coussins et rideaux gonflables, les occupants ont l’épaule au-dessous du vitrage latéral.

   Le conducteur, lui, empoigne les commandes familières avec un surcroît de confiance. Le volant à la jante consistante, le levier de vitesses, l’éloquent frein de parking près de la jambe, à l’anglaise, expriment la robustesse et la qualité de fabrication qui ont établi la réputation de Volvo.

Volvo V40 tableau de bordPlus expressive qu’une Volvo

A Göteborg, les stylistes n’ont pas mis une goutte de thé au jasmin dans leur jus d’airelles. Les ingénieurs non plus.

   Chez la V40 persiste l’ADN Volvo. Tout au plus le physique a-t-il évolué vers moins d’austérité, plus d’expression. D’abord dans le « regard », les phares. Et puis dans les flancs, évidés à l’exact endroit pour camper l’automobile athlétique.

   Sitôt présentée à Genève, la V40 a rejoint dans la renommée la PV 544 de 1959. Cette Volvo séjourne au musée sous l’étiquette : « Première voiture au monde équipée de ceintures de sécurité trois points ». La V40, elle, intègre en première mondiale l’airbag piéton.

Volvo V40 détecteur de piétonsUn airbag unique au monde

Scénario : à l’impact en façade, le capot moteur s’infléchit pour amortir le choc. En même temps, il s’entrebâille à l’arrière. L’espace libéré dessous permet le gonflage et l’étalement sur le pare-brise et ses piliers d’un coussin d’air assigné à réceptionner en douceur le marcheur – voire le cycliste – heurté.

   Au passage, l’airbag piéton abolit les blessures imputables aux essuie-glace.

La finition de base (Kinetic) inclut aussi le City Safety. N’a plus cours, la collision en ville due à un freinage tardif. La V40 prend l’initiative. Conducteur inopérant à l’approche de l’obstacle, elle active d’elle-même ses freins jusqu’à immobilisation.

   Le système fonctionne entre 50 et 20 km/h (+20 km/h par rapport à la norme jusqu’à aujourd’hui).

Volvo V40 détecteur d'angle mortLe détail scandinavissime

De série encore sur la gamme entière, pêle-mêle : le correcteur électronique de trajectoire, le roulis stabilisé, le limiteur de vitesse, la fonction Stop & Start sur tous les moteurs et, scandinave en diable, les buses de lave-glace chauffantes.

   Les cinq 4-cylindres disponibles débitent de 115 à 177 ch en diesel. En essence, le conducteur a sous les pieds 150 ou 180 ch. Le modèle d’accès (D2) manque d’agilité pour le prix (12’’3 au 0-100, 24 980 €) mais se prévaut d’étourdissantes homologations ville-route : 3,6 litres de gazole et 94 g/km de CO2.

   Au-dessus, la V40 D3 (+35 ch) s’avère plus chère à la pompe mais étale un brio qui exalte les talents du châssis : direction, accroche, stabilité.

Le tarif culmine à 37 220 € en diesel et 33 420 € en essence.

Dominique Faivre-Duboz
 

Spécimen

Volvo V40 D3 : familiale compacte 5 places, 5 portes, 4,37 m, 1404-1423 kg, coffre 335 dm3, Ø de braquage 10,8 m, réservoir 60 litres.
Moteur : diesel 2.0, 150 ch à 3.500 t/m, 350 Nm à 1500-2750 t/m. Boîte 6 manuelle.
Performances : 210 km/h, 9’’6 au 0-100 km/h.
Consommation mixte : 4,3 litres au cent. CO2 114 g/km.
Prix : 26 600 – 33 220 €.

 

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