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Lancée en 2009, vite devenue la voiture la plus vendue de la marque, la Cruze 4-portes n’a pas oublié d’accompagner son succès. Après la déclinaison 5 portes apparue l’année dernière, voici la « station wagon ». En français : break.
« Le break c’est important, rappelle Ludovic Dirand président de Chevrolet France. Dans cette catégorie d’automobiles, il représente près de 25% des ventes en Europe. Un peu moins en France ».
La version commercialisée depuis la fin du mois de juin pour livraison à partir de septembre fait mieux que diversifier l’offre. Ce break crée l’événement. Dans la gamme Cruze, il n’y a pas plus beau.
Un soupçon de majesté
Allongé de 9 cm par rapport à la 4-portes et de 17 cm par rapport à la 5-portes, le véhicule irradie fluidité et harmonie. Sur les carrosseries foncées, deux traits d’argent ajoutent un soupçon de majesté. Les rails de toit. De série.
A l’avant, la Cruze SW claironne que ses différentes cavaleries respirent en grand. La calandre a troqué le nid d’abeilles contre de fines lamelles noires. Elle a surtout progressé en surface, dans le sens de la hauteur. Sans changement et toujours énigmatique, la plaque minéralogique déborde ostensiblement du bouclier. A croire qu’elle jouera les tampons rétractables à l’impact.
Bombée, puissante, illuminée par de spectaculaires feux rouges, la face arrière dévalue visuellement le coffre tronqué de la berline. Sous la lunette, se perçoit à peine ici le pli de renfort qui, chez la version 5 portes, dessine une lèvre démonstrative, réminiscence de la Renault 19 (1988-96).
Aspect tricoté
A l’intérieur, tout concourt à submerger conducteur et occupants de la satisfaction de « rouler en Chevrolet ». Rien pourtant d’insistant, clinquant ni superlatif. Le noir dominant ? Même pas austère.
Sur la planche de bord et les contre-portes, une bande de textile (ou végétal) d’apparence tricoté réalise une double rupture. A l’œil et au toucher. Pas moins noire que la peau de plastique crispé qui habille par ailleurs le mobilier, cette diversion maillée opère comme un décor de couleur.
A l’avant, l’habitacle réédite le duo d’alvéoles qui signe la parenté de la Cruze avec la moins ordinaire des Chevrolet : la Corvette. Au pied du pare-brise, un boîtier à couvercle renferme une prise USB. S’offrent d’autre part aux voyageurs, deux prises 12 V. Les petits objets baladeurs trouvent place dans la boîte gants éclairée à deux étages, ou dans le tunnel derrière le levier de vitesses, ou enfin dans les bacs de portières.
Dans la main
Le coffre atteint ½ m3, record de la gamme Cruze. Dissimule son contenu, un conciliant cache-bagages. Rétractable à l’horizontale, comme tous, l’écran noir peut aussi reculer à l’oblique, de bas en haut, guidé par des rainures dans les piliers de toit. Le chargement terminé, il suffit de le rabaisser ; inutile de plonger jusqu’à la banquette pour attraper la poignée et tirer à soi.
Sitôt saisi, le volant semble plus petit que nature. Révélation dans les premières manœuvres au parking, confirmation sur la route : la Cruze SW « tient dans la main ». L’assistance électrique cale énergiquement la direction au point zéro. Une particularité chère aussi aux constructeurs germaniques, Volkswagen en tête, qui donnent du prix à la tenue de cap aux grandes vitesses sur leurs Autobahnen.
Une fois dégagé du point zéro, le petit volant allègrement assisté facilite à ravir l’accroche à la trajectoire quand la route sinue. Dans les virages et S, la voiture semble plus compacte. Aérienne.
Tenter les entreprises
Avec le break, deux moteurs affûtés font leur entrée dans la gamme Cruze. Le 4-cylindres essence 1.4 se signale doublement. Un, par le rendu : 102,5 ch/litre, un couple à la fois élevé et étal, un 0-100 km/h sous 10’’. Deux, par son coût kilométrique au sens large : moins de 6 litres au 100, moins de 140 g/km de CO2. De quoi tenter (en plus) les entreprises.
Fort de 130 ch et 300 Nm, le bloc diesel 1.7 affiche une sobriété record dans la famille Cruze : 4,5 litres au cent et 119 g/km de CO2.
En phase avec sa « religion », Chevrolet équipe à l’américaine son break dernier cri. Clim’ en entrée de gamme, aux robustes molettes (température et flux) immédiatement utilisables sans quitter la route des yeux. De série également, pêle-mêle : système audio 6 hauts parleurs commandé au volant, kit Bluetooth mains libres, vitres avant et rétroviseurs électriques, ordinateur de bord, contrôle électronique de trajectoire, antipatinage.
Route bleue, fléchage jaune
Le régulateur de vitesse, le radar de recul et les jantes alliage apparaissent en finition 2. En finition 3, la caméra de recul abandonne son statut d’option (790 €).
Contre supplément de 790 €, la Cruze SW adopte le plus aimable des GPS à ce prix. Route bleue, flèches jaunes, distances en chiffres de bonne taille, fonds contrastés, le tout brillamment rétroéclairé et abrité des soleils obliques : facile à consulter au centre de la planche de bord, le guidage figure encore, schématique, entre compte-tours et compteur de vitesse.
Le tarif attaque à 17 800 €, avec la version essence 1.6 LS+, 124 ch ; Diesel 1.7 130 ch : 19 800 € ; Essence 1.4 140 ch : 22 900 €.
Dominique Faivre-Duboz
Spécimen
Chevrolet Cruze SW 1.4 LTZ turbo : break 5 places, 5 portes, 4,68 m, 1405 kg, coffre 500/1478 dm3, Ø de braquage 10,9 m, réservoir 60 litres.
Moteur : essence 1.4 suralimenté, 140 ch à 6000 t/m, 200 Nm à 1850-4900 t/m. Boîte manuelle 6 rapports.
Performances : 200 km/h, 9’’5 au 0-100 km/h.
Consommation mixte : 5,7 litres au cent. CO2 134 g/km.
Prix : 22 900 - 23 900 €.
Téléphoner sans numéroter
La Cruze SW finions 3 et 4 (LTZ et LTZ+) inaugure le système multimédia Chevrolet Mylink (mon lien). L’utilisateur peut y connecter son Smartphone et en exploiter le contenu et le potentiel via l’écran tactile 7’’ de la navigation. Branchement par port USB, sinon par Bluetooth pour les appareils à mémoire de stockage : Mp3, iPod, iPad etc.
Mylink possède aussi une prise ad hoc pour les lecteurs Mp3 et Smartphones qui se passent de connexion USB et Bluetooth.
Mylink offre la faculté de téléphoner sans numéroter. Le répertoire téléphonique automatiquement transféré, il suffit de sélectionner un nom dans la liste et d’appuyer sur « appel ». La voix du correspondant passe par les haut-parleurs de la voiture.
En plus du répertoire téléphonique, deviennent accessibles avec Mylink les galeries photo, les vidéos ainsi que tous documents archivés. Les vidéos et diaporamas personnels se prêtent à consultation exclusivement à l’arrêt.
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