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Mardi, 26 Juin 2012 16:04 |
Inimaginable en France, royalement organisé en Grande-Bretagne, chaque année la provocation frappe aux portes du château de Goodwood. Incroyable mais vrai, un festival de vitesse !
Bentley évidemment, Aston Martin sûrement, Renault plus étonnant... C'est à Goodwood, bourgade à une centaine de kilomètres au sud-ouest de Londres, que le joli monde de l'automobile se retrouve chaque année à fin juin, mais aussi début septembre, pour un Revival (renaissance) historique, tous pour honorer les plus belles mécaniques et les plus fantastiques performances. En ce millésime 2012, même Renault y fait le déplacement pour mieux célébrer plus d'un siècle de compétition. Le Goodwood Festival of Speed ne cesse de défier ainsi le temps.
Goodwood, sans doute du bon bois dont on faisait naguère les châssis, les volants et même jusqu'à la plus humble des planches de bord. Un château, un lord authentique, Sir March, et une passion commune font le reste. Une course de côte y avait été lancée dès 1936. Des épreuves sur un circuit tracé sur l'aérodrome militaire proche ont marqué les années 50-60 avant de renaître dans les années 90. Les plus beaux bijoux actuels en juin, les plus belles gloires d'hier en septembre, Goodwood vibre ainsi aux accents de plusieurs dizaines de milliers de visiteurs venus du monde entier. Une belle occasion de braquer nos projecteurs sur trois scènes dont le rideau se lève à l'heure de Goodwood.. A fond, à fond, à fond...
Bernard Méaux
Renault à la gloire d'Alpine Le Losange n'allait pas manquer ça. Dans sa volonté de reconquête, Renault fait feu de tous bois. Le moteur électrique, son nouveau cheval de bataille, ne doit en aucun cas court-circuiter les bons vieux pistons qui font avancer le monde depuis plus d'un siècle. Cent dix ans, c'est justement ce bel âge que veut célébrer Renault à Goodwood. Cent dix ans d'une épopée sportive entamée par une victoire sur une course, de Paris à Vienne, émaillée de perles rares et d'hommes précieux. De l'Alpine A110 à la Maxi 5 turbo, de l’Étoile filante aux F1 d'aujourd'hui, le Losange n'a jamais manqué de ressources portées par des champions tels Jean Ragnotti et Alain Prost qui sont du voyage à Goodwood. Un grand retour pour Renault qui n'avait pas rejoint la fête de la vitesse depuis 2006. Twizy et Zoé seront évidemment au rendez-vous, mais tous les regards seront tournés vers une Alpine des temps modernes, le concept A110-50 dévoilé fin mai sur le Grand Prix de Monaco, avec, excusez du peu, le directeur général, Carlos Gomez, au volant ! Un concept qui cache une autre réalité sur ce même thème, Goodwood servant d'écrin prestigieux. Alpine, le retour ?
Bentley en son royaume Même totalement attachée au groupe germanique Volkswagen, la marque Bentley s'accroche avec bonheur à ses racines britanniques. Mieux que nul autre, Crewe sait ce que Goodwood veut dire. C'est là que naît donc officiellement la Continental GT, version... Speed, évidemment. Sur la base d'un modèle connu, Bentley a greffé des performances en harmonie avec Goodwood. La GT Speed, c'est un moteur W 12 cylindres, 6 litres, 48 soupapes, porté à 625 chevaux pour atteindre 329 km/h en pointe sous la poussé d'un couple de 800 Nm. On atteint les 100 km/h en 4,2 secondes grâce à une nouvelle boîte automatique à 8 rapports fournie par ZF. Porté par ses imposants Pirelli Pzero de 21 pouces, cette GT Speed réussit cependant à baisser son niveau de consommation de 12% par rapport à la version classique. La Speed repose sur une transmission intégrale et bénéficie du pack Mulliner Driving.
Pour Goodwood, Bentley a mobilisé Juha Kankunnen et Derek Bell, entre autres talents, pour démontrer en action les qualités de cette petite merveille. Juste de quoi aiguiser les appétits. Premières livraisons commerciales en octobre. L'an dernier, Bentley a livré 1 759 voitures dans le monde. C'est presque 50% de mieux depuis le début de l'année. Crewe ne connait pas la crise.
Aston Martin : la Vanquish revient Un petit air de One-77, un V12 (5 935 cm3) connu, les bases n'ont pas manqué à Gaydon pour mettre au point un magnifique bijou signé Aston Martin. Ce sera Vanquish, un patronyme qui avait marqué le début de ce siècle. Aston Martin a décidé de le réanimer pour qualifier ce Super Grand Tourer animé par le V12 maison porté à 573 chevaux. Selon Ulrich Bez, le patron d'Aston Martin, il ne peut y avoir aucun doute possible, cette Vanquish contient tout le savoir faire de la marque. Ce qu'il nous disait d'ailleurs déjà en début d'année à propos de cette série limitée très spéciale, la One-77. C'est dire que les ingénieurs ont travaillé très près de cette épure réservée à 77 clients privilégiés. Aston Martin n'a pas fixé de niveau de production pour sa Vanquish, même proposée à 223 000 €.
Les 100 km/h atteint en 4,1 secondes, une vitesse de pointe qui frise les 300, l'affiche mérite le label d'excellence sportive. Les équipements font le reste pour une route agréable et sûre. Mieux encore, cette deux places et même 2 + 2 dit-on à Gaydon, propose un coffre de 368 litres. On ne demande qu'à vérifier. En 4,72 mètres de long et un peu plus de 2 de large, la Vanquish s'appuie sur des Pirelli de 20 pouces, compte sur ses freins carbone-céramique et ses suspensions réglables pour répondre à vos plus vifs désirs d'automobiliste averti. B.M. |
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