HOME CONSTRUCTEURS PLANETE CONSTRUCTEURS Francfort 2011 surmonte la crise
Francfort 2011 surmonte la crise Imprimer Envoyer
CONSTRUCTEURS - PLANETE CONSTRUCTEURS
Vendredi, 23 Septembre 2011 10:08
Le 64e salon international automobile (IAA) de Francfort ouvert depuis le 15 septembre, donne le ton des productions de demain et même au-delà.

Un salon, même ouvert pour une dizaine de jours (15-25/9/11) mais animé par un bon millier d'exposants peut valablement conjuguer le futur au présent. Dix ans après les coups portés à l'Amérique, toujours en pleine restructuration  mondiale, l'automobile n'a ainsi rien perdu ici à Francfort, de son dynamisme industriel et de ses pouvoirs de séduction.

Francfort en témoigne avec des concept-cars partout et de nombreuses premières mondiales prêtes à prendre la route. « Future comes as standard », une belle invitation à la découverte, le slogan de celui qui se tient en alternance, une année sur deux, avec le Mondial de Paris. L'Allemagne, premier constructeur mondial de l'automobile dite premium, où le luxe le dispute à la technique, n'a jamais manqué ce rendez-vous avec de belles projections optimistes.

Mais cette année, de Wolfsburg à Stuttgart en passant par Ingolstadt, on met aussi l'accent sur les petites voitures, électriques, hybrides ou non. Réglementation écologique et chasse au CO2 obligent.

Le probable futur N°1 mondial, Volkswagen, a sa vedette, la Up !, une citadine qui devrait bénéficier, en série, d'un système d'arrêt automatique d'urgence. Ce qui n'exclut aucunement une certaine Porsche, 911, la légende sans cesse renouvelée. Audi nous promet pour sa part un festival sportif avec pas moins de trois modèles « S » sur la 6, la 7 et la 8! Sans oublier un petit Spyder à deux places (1 + 1). Mais le concept A2, ne doit pas laisser indifférent. Avec par dessus tout, un moteur à explosion qui n'en finit pas de battre des records d'économie. A ce petit jeu qui doit rapporter gros, nos constructeurs nationaux ne sont pas les derniers. Revue de quelques détails qui ont forcément leur importance. En attendant d'autres développements.

Bernard Méaux

Renault : l’Étoile en point de mire


Le Losange pensait sans doute créer la surprise avec sa Frendzy mais en vérité c'est Twingo qui détourne les regards. Une Twingo transfigurée qui devrait du même coup s'offrir une belle fin de carrière. C'est qu'il faut tenir encore deux à trois ans, juste le temps de mettre en harmonie l'accord d'avril dernier.

Souvenez-vous, à la surprise générale, Dieter Zetsche, le grand moustachu de Stuttgart, faisait ami-ami avec son compère franco-japonais, Carlos Ghosn. But de la manœuvre, entre autres, fabriquer sur deux sites quatre nouvelles petites voitures. A Hambach, en Lorraine, la Smart Fortwo et une petite Renault (2-3 places), à Novo Mesto, en Slovénie, la Twingo et une Smart 4 places dites ForFour. Accessoirement, Mercedes devrait fournir quelques gros moteurs à Nissan. Bref un bel et grand accord de coopération dont on a forcément reparlé à Francfort. Et pour cause, le concept car Frendzy étant sûrement porteur des gènes du prochain Kangoo dont Mercedes a bien l'intention de récupérer aussi la plate-forme...

Pour l'instant,  Frendzy se contente, du moins à nos yeux, d'exprimer un nouvel angle du futur dessiné par Laurens van den Acker.  Après DeZir, Captur et R-Space, Frendzy « veut exprimer le monde du travail, véhicule bivalent, à la fois véhicule utilitaire et particulier. Il répond aux attentes des professionnels comme à celles des familles » dit Renault. Chacun appréciera la porte classique et la porte latérale coulissante côté trottoir et les deux ouvrants vitrés et antagonistes côté conducteur.

Ces témoins de ce monde bivalent sont agrémentés d'écrans aux fonctions multiples, de feux différenciés et même de rétroviseurs horizontaux ou verticaux en fonction de l'usage. Sous le capot, détermination électrique oblige, le moteur du très prochain Kangoo ZE dont la fabrication a été lancée récemment à Maubeuge. Derrière le Losange pivotant se cache le raccordement électrique pour la recharge, comme sur Zoe, l'autre électrique Renault promise pour mi-2012.

Et la Twingo ? Pimpante comme jamais avec un vrai style qui se démarque de la version actuelle volontairement classique pour cause d'ambitions universelles, ou presque. Un petit coup de barre vers plus de fantaisie, ça ne peut pas faire de mal. Avec versions RS et Gordini en prime. B.M.

Citroën : Tubik Tub


Pour épauler la vraie vedette du stand de Francfort, la DS5, troisième étape de la ligne DS, le Double Chevron s'est fendu d'une étude très utile. Avec, une fois de plus, une référence énorme à un passé glorieux. Il n'est pas sûr que le public soit cependant très réceptif puisqu'il s'agit d'une réinterprétation très moderne de la fourgonnette Type H, dites Tub (pour Traction Utilitaire Basse) qui fut produit à 500 000 exemplaires environ, en 34 ans. A moins que l'effet Louis La Brocante...

Ce Tubik très utile a surtout été étudié pour le transport de personnes qui font du voyage le premier élément de plaisir. En 4,80 mètres de long et 2,08 de large, il y a de quoi bien accueillir. Jusqu'à 9 personnes précise Citroën. Une belle occasion d'introduire également la motorisation Hybrid4 prévue sur la Peugeot 3008 et la Citroën DS5. Et bien d'autres...  La belle cerise sur le gâteau s'appelle Hydractive. En adoptant cette technique sur Tubik  le Double Chevron indique très clairement qu'il n'est pas question d'abandonner la suspension hydro-pneumatique inaugurée en 1954 sur la Traction H puis, en grande série, sur la DS un an plus tard. B.M.

Le Lion secoue sa crinière


Fier d'avoir, enfin, conçu la première hybride électro-diesel au monde, Peugeot enfonce le clou en s'engageant résolument vers des véhicules de gammes supérieures. Le Premium n'est pas loin. Les premières 3008 Hybrid4 devraient donc être livrées en novembre, un premier pas décisif pour cette technologie appliquée au moteur à gazole, par nature plus énergétique et moins émetteur de CO2 que son rival, le moteur à essence.

Hybrid4 sera également monté sur la 508 RXH, le prochain modèle de cette gamme lancée au printemps. La base est la même mais Peugeot, en jouant sur certains volumes, donne plus d'ampleur à sa 508 lui permettant de jouer dans la division supérieure. On a hâte de voir. Mais la vraie surprise de Francfort-Am-Main repose sur le concept HX1, une grande de 4,93 mètres qui s'affiche avec une motorisation de  299 chevaux. Ce qui lui permet d'embarquer 6 passagers sans peur et sans reproche pour de longues balades. Mais autant la RXH révèle un véhicule prêt à rouler, autant la HX1 avec ses portes antagonistes et son aménagement intérieur hors du commun nous éloignent d'un futur proche. B.M.

L'hydrogène au menu de Mercedes


Il y a près de dix ans, à Francfort, dans l'enceinte du salon, des navettes s'affichaient au nom de la pile à combustible alimentée par de l'hydrogène. Mercedes avait équipé plusieurs Classe B pour la démonstration. On nous promettait même un véhicule de série pour... 2004. Le temps passe et Mercedes persévère car, manifestement, l'avenir repose sur cet élément abondant de notre planète. Il faut juste inventer un vaste réseau de production et de distribution.
 
En attendant, Mercedes a donc inventé une machine extraordinaire qui témoigne de 125 ans d'expérience dans l'automobile. Ce condensé, justement dénommé F125, innove en particulier avec son système de stockage d'hydrogène intégré à la carrosserie, dans le plancher. Ce réservoir peut contenir 7,5 kg d'hydrogène soit un stock capable d'alimenter la pile à combustible pour parcourir 1 000 km. Sans pollution, avec seulement quelques rejets d'eau. Les moteurs électriques sont dans les roues ce qui fait de F125 une transmission intégrale. Rendez-vous en 2025. B.M.


Ferrari se découvre


Luca Cordero Di Montezemolo au micro, John Elkann, président, et Sergio Marchionne, administrateur délégué, dans l'ombre, Fiat avait mobilisé le ban et l'arrière ban du groupe pour lancer le dernier opus de Ferrari, sa branche sportive. Même Piero Ferrari, le fils, et Paolo Pininfarina, l'incontournable styliste, avaient été mobilisés pour lever le voile dans la grande tradition des inédits de salon. Tout ça pour la 458 Spider et son programme de personnalisation.

Ferrari renoue ainsi avec une découvrable à toit en dur,  qui se replie d'une seule pièce dans un logement en arrière de l'habitacle. La 458 ne change rien en effet de sa conception de base avec deux places et moteur central arrière.  Le toit, en aluminium comme le châssis, pèse 25 kg de moins qu'une toile traditionnelle avec son indispensable armature. Détail intéressant, la vitre arrière est intégrée à la carrosserie. Ajustable électriquement, elle fait office de brise-vent.

Pour l'essentiel, le V8 est de rigueur avec une belle cylindrée de 4 499 cm3 qui livre à la demande l'énergie de 570 chevaux. Et sur un filet de gaz, en ville, vous pourrez peut-être épouser la courbe normalisée de consommation donnée pour 11,8 l/100 et une production de 275 grammes de CO2 au kilomètre. Sur la route, c'est selon votre humeur. Souvenez-vous quand même qu'en 3,4 secondes vous risquez déjà une amputation douloureuse de votre carton rose. Quant à l'autoroute à 320 km/h, évitez d'y penser. Le prix ? Pas de ça entre nous... B.M.


 

Ajouter un Commentaire


Code de sécurité
Rafraîchir

Bannière
AddThis Social Bookmark Button