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Dimanche, 08 Août 2010 07:17

Il a encore tiré le premier. Parmi les chefs d’Etat, c’est le président Barak Obama qui a le plus tôt, le plus vite, symboliquement manifesté au grand public son intérêt pour la propulsion électrique.

 

Le 15 juillet, l’hôte de la Maison Blanche a visité l’usine Coppact Power à Holland, dans le Michigan. Les ateliers produisent les cellules des batteries lithium-ion destinées à la Chevrolet Volt. Devant les caméras alignées sur le parking du site, le président a lui-même ouvert la portière avant gauche et pris place au volant.

 

   En marche, la Volt parcourt les premiers 60 km en mode 100% électrique (16 kWh). Silence, zéro consommation de pétrole, zéro pollution. Ensuite, intervient sans hiatus le (petit) 4-cylindres à essence qui fait fonction de générateur. Il fournit l’énergie au moteur électrique seul relié aux roues motrices. En permanence.

 

   Chevrolet argue d’une autonomie « dépassant 500 km ». Il suffirait vraisemblablement d’un plus gros réservoir pour améliorer la prestation. En l’état, le constructeur présente « le premier véhicule électrique à autonomie augmentée ». Le seul aussi du genre qui « offre la liberté de partir quand on veut, où l’on veut ».

 

   La commercialisation débutera en novembre « dans six Etats US ainsi que dans la capitale fédérale ». Un an plus tard, au quatrième trimestre 2011, la Volt s’exportera en Europe et en Chine. A quels prix ? 41 000 $ outre-Atlantique (31 380 €), crédit d’impôt gouvernemental à déduire. Soit 33 500 $ à débourser, dans le meilleur des cas, par l’acheteur américain (25 643 €).

 

   General Motors assortit la batterie d’une garantie de 8 ans ou 160 000 km. Enfoncés les Nippons. Toyota pour la Prius et l’Auris, Honda pour le coupé CR-Z s’en tiennent à 5 ans ou 100 000 km.

 

   Les images du geste du président américain ne le montrent pas conduisant la Volt. Il se serait assis aux commandes, point. Cette abstention d’une vraie prise en main inspire diverses hypothèses.

 

   Probabilité haute : les services secrets imposent une voiture blindée, vitrage compris, pour tout déplacement du chef de l’Etat. La Cadillac de la Maison Blanche dépasse les 4 tonnes. Probabilité basse : Barak Obama n’a pas le permis de conduire. Probabilité en pointillé : batteries à plat. DFD.

 

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