Epoq’Auto 2018 : 700 exposants, des Lamborghini jamais vues Imprimer
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Samedi, 03 Novembre 2018 16:48

En 1979, le premier Epoq’Auto avait accueilli 2 000 visiteurs. Cette année les autos et motos anciennes en attireront trente fois plus. Les organisateurs (250 bénévoles du Club des 3 A) les accueilleront les 9, 10 et 11 novembre à Lyon Eurexpo.

 

Lamborghini Veneno photo 1La Lamborghini Veneno (2013) : 12 exemplaires commercialisés.

 

L’éclectisme n’interdit pas de focaliser sur quelques cibles privilégiées. D’une édition à l’autre, le très ouvert salon lyonnais de l’automobile et de la moto de collection se réserve d’insister sur quelques marques. La démarche se nourrit, mais pas exclusivement, des anniversaires qui se présentent.

   Epoq’Auto 2018 braquera ainsi les projecteurs, le deuxième week-end de novembre, sur les automobiles Panhard et Levassor et Lamborghini, sur les camions Berliet ainsi que sur les motos et cyclomoteurs New Map.

 

L’ancêtre des Renault : 273 cc, 1,5 ch

   S’impliqueront sur la totalité du plateau, plusieurs dizaines de Clubs et Amicales. Au final 700 exposants enregistrés. Les uns présenteront des véhicules, les autres des pièces détachées. Des artistes inspirés par l’automobile exposeront sculptures et tableaux.

   Dimanche 11 novembre à 14 h, Me Osenat dirigera la vente aux enchères d’une cinquantaine de pièces, dont l’ancienne voiture d’Yves Saint–Laurent et Pierre Bergé : une Mercedes 450 SEL 6.9.

    Sur 400 m2 de parquet camperont une vingtaine de Renault qui ont marqué l’Histoire. La plus ancienne remonte à l’aube de l’an 1898. Littéralement. Au volant de cette Type A, la première automobile fabriquée de ses mains autour d’un moteur De Dion 273 cc 1,5 ch, Louis Renault avait gagné son pari de monter la rue Lepic à Paris. Exploit réalisé au sortir du réveillon de la Saint-Sylvestre.

 

Renault Juvaquatre 1938photo 3 bisLa Renault Juvaquatre (1938) : rare en version coach 2 portes.

 

La première Formule 1 turbo

   Entoureront l’ancêtre, des modèles de Billancourt qui ont fait battre les cœurs à leur époque. Entre autres : une familiale Vivastella biton de 1933 ; une rare Juvaquatre coach 2 portes de 1938 ; un imposant coupé Viva Grand Sport de 1939 ; l’Etoile filante bleue de 1956, un prototype à turbine sans suite ; une Floride blanche au toit rouge de 1959 ; une Renault 16 de 1965 ; une R8 Gordini 1300 de 1966, deux carburateurs, deux réservoirs d’essence, deux amortisseurs par roue ; une R5 de 1972, première Renault 3 portes ; une Espace 1 de 1984 hyper vitrée par rapport aux générations suivantes.

   Parmi ces voitures historiques arborant le losange, une monoplace jaune qui fit du bruit – et de la fumée – sur les circuits : la RS01 de 1977, première Formule 1 suralimentée. Seul Renault y croyait. « The Yellow Teapot » ironisaient les Anglais.

   Le moteur V6 1.5 turbo cassait. Naufragée en bord de piste, la voiture dissipait un nuage blanc qui la faisait ressembler, vue d’outre-Manche, à une fumante théière jaune my God ! Incrédules et railleurs aussi, mais plutôt amateurs de café, les Français répétaient dans les bistros : « Ça ne marchera jamais ».

 

Renault F1 RS01 1977 photo 4La Formule 1 Renault RS01 (1977) : irruption du moteur turbo.


Les Panhard des 24 Heures du Mans

   Epoq’Auto rappellera non moins richement le destin d’un autre constructeur national, Panhard et Levassor. Pavoiseront dans l’espace dédié, le premier véhicule à essence du monde produit en série ainsi que la dernière automobile de la marque, sortie d’usine en 1967. Respectivement : le phaéton 2 cylindres en V de 1891 et la PL17 à moteur Tigre de 1967.

   Parmi les autres reliques annoncées, un Dog Cart de 1892 toujours en état de marche dominera de sa hauteur une collection de modèles Panhard d’après-guerre. Bien représentée là, l’armada des dérivés sportifs, DB et CD, qui ont bataillé et souvent triomphé dans leur catégorie aux 24 Heures du Mans, à Sebring en Floride (USA), aux Mille Miglia en Italie.

 

Panhard DB Type Le Mans 1955 photo 5 bisLa Panhard DB Type Le Mans (1955) : habillée pour la vitesse, taillée pour l’endurance.


La Lamborghini à 8 millions d’€

   Lamborghini se promet d’enthousiasmer les visiteurs d’Epoq’Auto avec des trésors acheminés du musée de Sant’Agata Bolognese. La Miura bien sûr, première automobile de série chronométrée à 300 km/h (1966).

   Plus rares, vaudront à elles seules le voyage à Lyon les 9, 10 et 11 novembre, trois coupés jamais vus en France. La Miura 02 de 2006, un concept apparemment prêt prendre la route mais resté en l’état. Unique. La Veneno de 2013, 750 ch, 355 km/h, 2,6’’ au 0-100 km/h, 12 unités commercialisées, valeur estimée 8 millions d’€ (pièce). La Sesto Elemento en carbone développée en collaboration avec Boeing, exactement 1 000 kg sur la bascule, 20 exemplaires dans le monde.

   Illustreront encore la chevauchée des Lamborghini, marque intégrée à la constellation Volkswagen depuis 1997, l’Aventador, la Gallardo, la Jalpa, la Jarama, la Huracan.

 

Lamborghini Miura 02 2006photo 6La Lamborghini Miura 02 (2006) : un concept exceptionnellement extrait du musée de Sant’Agata Bolognese


Les archives métalliques de la Fondation Marius Berliet

   Indissociable d’Epoq’Auto, la Fondation Marius Berliet présentera cinq camions au compteur kilométrique chargé mais restaurés par ses soins. C’est-à-dire intacts et resplendissants comme à leur sortie d’usine. Un GLR 8 M2 de 1960, un GAK fourgon d’incendie pompe et tonne, un GBC 6x6 type Gazelle du Ténéré de 1959, un Stradair R8 612 de 1965, un tracteur routier TR 350 Centaure de 1978.

   Ouverte en 1982 à l’initiative de Paul Berliet, fils du créateur de la marque, la Fondation Marius Berliet dispose aujourd’hui d’archives considérables. Les unes métalliques les autres imprimées. En bref 300 véhicules dont 200 restaurés et 300 000 documents accessibles aux chercheurs.

   La Fondation célèbre cette année le centenaire de la naissance de Paul Berliet, appelé en interne « le patron », décédé en 2012.  

 

Berliet GBC 6x6 Gazelle 1959 photo 7Le Berliet GBC 6x6 Gazelle (1959) : la prise d’air au-dessus de la cabine préservait le moteur des grains de sable du Ténéré.


Les motos New Map made in France

   En moto, Epoq’Auto sortira de l’oubli un constructeur français au nom britannique : New Map. Implantée à Lyon, avenue Lacassagne, l’entreprise produisit jusqu’à 20 modèles différents. L’ultime 2-roues New Map prit la route en 1974.

   Parmi les 160 Clubs de marques attendus, l’Aventure Peugeot allumera les 50 bougies de la 504 et les 70 de la 203. Le Village Citroën en fera autant pour la 2 CV et la Méhari mais les clubs de cette Amicale aux Chevrons préparent déjà le grand rassemblement du 19 au 21 juillet 2019 à la Ferté-Vidame pour le centenaire du Double Chevron.

   A côté d’une exposition de miniatures et de publications consacrées à la compétition avec l’historique de la marque drômoise GRAC, les « youngtimers » participeront en force avec des BMW M5, Mercedes 300 V8, Renault Safrane bi-turbo, Opel Omega Lotus, CX GTI, Lancia Thema, Jaguar XKR.

 

Dominique Faivre-Duboz

 

New Map moto photo 8Une moto New Map sortie de l’usine de l’avenue Lacassagne à Lyon.


* Epoq’Auto à Lyon Eurexpo, vendredi 9 novembre de 9h à 21h, samedi 10 de 9h à 19h, dimanche 11 de 9h à 18h. Entrée 14 € (13€ à l’avance sur internet), gratuité pour les moins de 12 ans. Parking 8 €, gratuit pour les véhicules de collection de plus de 30 ans.