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Lundi, 22 Janvier 2018 15:05

Depuis l’automne 2015, Borgward élabore sa résurrection. Brique par brique. Des communiqués d’abord, puis des démonstrations. Après une éclipse de plus de 60 ans, la marque allemande fréquente à nouveau les Salons de l’automobile.


BORGWARD-BX7-Red-DotEn haut, le Borgward BX7. Sa ressemblance avec bien d’autres SUV ne l’a pas empêché de s’approprier en Allemagne un prix de design. En bas, un coupé Isabella, joyau de la gamme dans les années 1950.

 

Baptisés BX et BXi, les modèles exposés arborent le losange historique de Borgward. Quoi d’autre de germanique que cet emblème et ce nom ?

   Le retour du constructeur disparu doit l’essentiel à l’implication financière de Foton, un fabricant chinois d’automobiles, camions, tracteurs.


Borgward-Isabella-electriqueOrgueil de Borgward ressuscité : le coupé concept 100% électrique (300 ch) dévoilé au Salon de Francfort 2017. 

Style remarqué, technologie d’avenir

   Dernier état des lieux : au Salon de Dubaï (14-18 novembre 2017), Borgward a annoncé l’introduction sur le marché des SUV BX5 et BX7. Du sérieux. Des préalables en béton : essais climatiques effectués dans la région, mise en place d’un réseau de distribution au Moyen Orient.

   Il faut croire que la marque renaissante ne manque pas de style. Quatre modèles ont décroché un « German Design Award » (prix allemand du design). Et le constructeur renaissant ne soigne pas que les apparences. Le coupé BXi7 (concept), primé au dernier Salon de Francfort se prévaut d’une motorisation 100% électrique 300 ch et de 500 km d’autonomie. A suivre.


Borgward-Isabella-1957L’irrésistible Isabella existait aussi en cabriolet. Ici le modèle 1957.


Suspension pneumatique en 1959

   Fondée en 1930 par Carl Friedrich Wilhelm Borgward, la firme originelle produisit une grande diversité d’automobiles. Mais également des camions, des autocars et bus urbains.

   Les voitures portaient différentes marques selon le gabarit et la classe : Lloyd, Goliath, Hansa, Borgward. Coexistaient les micro-citadines à moteur 2 cylindres 2 temps et les berlines 6 cylindres rivalisant avec les Opel Kapitan et Mercedes-Benz 220 SE. Les Kombi côtoyaient les cabriolets.

   Star et locomotive du groupe : l’Isabella 1500, familiale ou coupé, 60 ch ou 75 ch. Plus de 200 000 exemplaires prirent la route. Plus élitiste, la P100 s’offrait en 1959 avec suspension pneumatique en option.


Borgward-P-100Au début des années 1960, la Borgward P100 pavoisait en haut de gamme parmi les Mercedes-Benz 220 SE et les Opel de classe américaine.

 

Voitures de course et camions de pompiers

   Dans les années 1950-60, des barquettes Borgward tournaient sur circuits. Deux Borgward RS 1500 disputèrent l’infernale Carrera Panamericana 1953 : 60 équipages classés sur 182 engagés. L’une des RS termina hors délai, l’autre abandonna sur accident.    

   Le constructeur livra aussi des véhicules industriels sur mesure. Tout-terrain pour les chantiers, couleur de feu pour les sapeurs-pompiers, kaki pour la Bundeswehr (armée allemande).

   La marque s’éteignit en 1961. En 2015, Christian Borgward décida de lui donner une seconde vie. Bredouille dans sa levée de fonds en Allemagne, il a convaincu un investisseur chinois.

   Carl Friedrich Wilhelm, le fondateur mort en 1963, était son grand-père.  

Dominique Faivre-Duboz


Borgward-camion-B-2500Camion bâché Borgward B 2500 modèle 1959.

 

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