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Bentley : l’eau à la bouche, même d’occasion Imprimer Envoyer
CONSTRUCTEURS - NOUVEAUTES
Mercredi, 04 Juin 2014 15:12

En route pour fêter son centenaire – en 2019 - Bentley n’entend pas laisser rouiller ses articulations. La marque s’aligne sur circuit, histoire de vérifier le rendement de ses nobles motorisations.

Bentley-Mulsanne-AVLa Mulsanne, vaisseau amiral de la flotte Bentley : 5,58 m, 2,6 tonnes, 393 g/km de CO2.

 

Alors que le mot « vitesse » suffit à placer quiconque le prononce au ban de la société, le compteur de l’anglaise gradué jusqu’à 340 km/h met l’eau à la bouche.

   Première marque de luxe au monde, Bentley a encore attiré de nouveaux amateurs l’an passé en dépassant la barre des 10 000 immatriculations à travers le monde. Principaux réservoirs de clientèle : les Etats-Unis et la Chine. Le bilan français reste plus discret avec quelque 70 immatriculations dont une quinzaine en Rhône-Alpes.

   Pour mémoire, Rolls-Royce vend 2,5 fois moins de voitures (3 630 en 2013).   

Six victoires aux 24 Heures du Mans

Depuis la fin 2011, le Groupe Passion Auto Prestige, basé à Mulhouse et concessionnaire de plusieurs autres marques de luxe, a implanté la troisième concession française à Dardilly, au bord de l’A-6 et à mi-chemin des panonceaux existants à Paris et Cannes.

   Présente aux 24 Heures du Mans dès la première édition (1923), arrivée quatrième, Bentley s’honore de six victoires dans la « plus grande course du monde. Pour son dernier triomphe en 2003, la combative et vénérable anglaise s’était procuré du sang neuf en s’appropriant le moteur V8 auteur, sur le même circuit, de la suprématie d’Audi.

   Depuis 1998 en effet, les deux inoxydables icônes britanniques poursuivent leur chemin sous pavillon germanique. Rolls-Royce chez BMW, Bentley dans la galaxie Volkswagen.

Bentley-Mulsanne-ARLa Mulsanne est fidèle à son moteur historique V8 6,75 litres de 512 ch. Une tache dans le sillage

 

Prospère aujourd’hui plus que jamais, Bentley propose trois familles de modèles qui conjuguent avec subtilité le passé et le présent. Fidèle à son moteur historique, V8 6,75 litres 512 ch, la Mulsanne continue de tenir son rang de vaisseau amiral. Les 5,58 m et 2,6 tonnes de luxe survolent le bitume conformément à la tradition. Par classique propulsion.


   Tache dans le sillage de l’auguste, le flux de CO2  flirte avec les 400 grammes au kilomètre (393 homologués).

   Les amateurs de berlines moins pléthoriques s’intéressent pour leur part à la Flying Spur. Elle allie le confort de son habitacle à 4 portes à des motorisations V8 ou W12 qui culminent à 6 litres et 625 ch. Les garanties de galops dans la discrétion n’éliminent pas la possibilité de planter l’aiguille du compteur, en bas à droite, au-delà des 300 km/h.


Bentley-New-Flying-Spur

Bentley Flying Spur : jusque 12 cylindres et 625 ch sous le capot, une centaine de couleurs de carrosserie au choix.

 


329 km/h, 4’’2 au 0-100

Calandre chromée, levier de vitesses sport moleté, garniture de toit en cuir gaufré,  sièges et panneaux de portières capitonnés en losange par Mulliner : couronne le tout un choix infini de placages tous plus luxueux les uns que les autres.

   Enfin la famille Continental, la plus diffusée (80% des ventes), permet d’hésiter entre deux carrosseries, coupé et cabriolet. Les moteurs à disposition V8 et W12 d’origine Audi intègrent en exclusivité la suralimentation biturbo. Dans toutes les configurations, la Bentley Continental exploite sa cavalerie au travers d’une transmission intégrale.

   Hyper sportives, deux versions Speed exploitent un V8 dopé à 528 ch (contre 507) et un W12 poussé à 635 ch (+ 70). Le plus performant de ces coupé et cabriolet Continental file à 329 km/h après un 0-100 réglé en 4’’2.

 

Bentley-montageBentley Continental : carrosserie coupé ou cabriolet, moteur biturbo et transmission intégrale dans tous les cas.


1 milliard investi et 90 ingénieurs embauchés

Participera aux 24 Heures du Mans (14-15 juin) une préparation GT3 équipée d’un V8 biturbo de 625 ch. Délestée de près d’une tonne de luxe et confort, cette déclinaison devenue missile privilégie la vélocité.

   Plus tard, en 2016, la gamme s’enrichira d’un SUV. Pour développer ce nouveau venu dans les  meilleures conditions, la marque a recruté 90 ingénieurs et 51 apprentis et programmé un investissement voisin de 1 milliard d’€ sur trois ans (2013-16).

   Le SUV qui rejoindra les Mulsanne, Flying Spur et Continental, promet raffinement, modernité, performances et, notoire, CO2  en chute libre. Sa technologie associera transmission 4x4 et motorisation hybride.

Magnétique aussi, la Bentley d’occasion

Résultant d’un assemblage à la main dans l’usine britannique de Crewe, les Bentley devancent les plus impétueuses,  les plus insolites envies de personnalisation. Pour la couleur de la carrosserie, le nuancier du constructeur déroule une centaine de propositions. Plus nombreuses encore, les combinaisons concernant le décor intérieur.

   Le tarif suit. Rien au-dessous de 180 000 € my God, et l’envolée atteint 340 000 €. La carte grise qui aggrave la facture dépasse ici et là les 50 CV. Pansement sur la douleur de l’esthète entré par curiosité, chamboulé par l’éclat de la vitrine : chez tout concessionnaire de la marque prestigieuse étincelle, impeccable aussi, un alignement de Bentley d’occasion.
 
   Vérifiable tous les matins : trois ans d’usage et 60 000 km parcourus n’empêchent pas une divine de mettre l’eau à la bouche.  

DFD
Photos Bentley

 

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