HOME CONSTRUCTEURS NOUVEAUTES Mitsubishi Space Star : pleins feux sur l’essentiel
Mitsubishi Space Star : pleins feux sur l’essentiel Imprimer Envoyer
CONSTRUCTEURS - NOUVEAUTES
Mardi, 13 Août 2013 17:03

« Regardez comme l’air circule ici. Ensuite il fuit par là ». De la main caressant la photo géante de la carrosserie, Delphine Lalande décrypte l’acharnement des aérodynamiciens sur le dernier modèle de la marque. Historique.
Mitsubishi-Space-Star-34-AVUn mufle de bouledogue n’empêche pas la Mitsubishi Space Star de pénétrer dans l’air avec une aisance record.

D’ordinaire l’intervenant chargé de détailler la silhouette d’une automobile qui vient de sortir décrit, détaille, raconte par le menu ce que l’œil perçoit. Chacune de ses phrases enrobe l’impératif : «Voyez à quel point elle est belle ».

   Responsable du marketing Mitsubishi, Delphine Lalande présente la Space Star comme personne. Elle privilégie ce qui échappe aux sens. Premièrement la finesse aérodynamique. La remplaçante de la Colt prend la route auréolée d’un Cx record du monde chez les citadines : 0,27.

Trois soustractions

    Deuxièmement la masse roulante. Raccourcie de 23 cm par rapport à la Colt, la Space Star pèse 120 kg de moins. Contraint par le prix final d’une automobile voulue populaire, Mitsubishi a évité le recours intensif aux matériaux nobles.

   L’allègement final résulte de trois soustractions de 40 kg chacune. Respectivement sur la caisse en blanc avec les portes, sur le châssis, enfin sur l’ensemble moteur-boîte.

   Miniaturisés, compacts, le bloc 3 cylindres essence retenu (1.0 et 1.2) et la transmission 5 rapports logent dans un compartiment à leurs mesures. Court devant les pieds des occupants avant. Bénéficiaires : un, l’habitacle qui atteint 2,40 m de long ; deux, le diamètre de braquage à peine supérieur à 9 m ; trois, le coffre plus volumineux que celui de la Colt.

Mitsubishi-Space-Star-profilMiniaturisé, l’attelage moteur-boîte permet à Mitsubishi d’arguer de quatre grandes portes, d’une intéressante habitabilité, d’un diamètre de braquage avantageux et d’un autre record en catégorie citadines : le rapport longueur d’habitacle/longueur hors tout. Soit 2,40/3,71 m.

L’appétit d’une hybride

   Maniable, légère, aérodynamique, habitable. La citadine dernier cri de Mitsubishi assortit ces faire-valoir d’un trait de caractère primordial par les temps qui courent. La modération.

   Peu gourmande, elle pollue un minimum. Homologuée à d’une part 4 litres/92 g de CO2, d’autre part  4,1 litres/96 g, elle rivalise avec les hybrides. Y parvenaient exclusivement jusqu’ici les modèles diesel affûtés.

   La Space Star qui brûle du super se signale par le réalisme de sa consommation homologuée. Imitables, reproductibles, les 4 litres au cent se trouvent à la portée du conducteur pour peu qu’il  anticipe ses manœuvres et guette la couleur de l’Eco Assist, à droite du compteur de vitesse.

   Plots verts, il fait durer le réservoir ; plots orange, il l’assèche assidûment.

Mitsubishi-Space-Star-34-ARLe hayon plutôt étroit et le seuil de chargement élevé donnent accès à un coffre plus accueillant que celui de la Colt.
GPS et caméra de recul

   Assemblée en Thaïlande dans une usine sortie de terre pour elle expressément, elle s’offre sous trois finitions : In, Invite, Intense. Ne pas espérer compléter en piochant dans une litanie à l’allemande d’options et packs.

   Il n’y a pas nécessité non plus. La chasse aux kg n’a pas dénudé la voiture.

   La Space Star d’entrée de gamme ne se refuse ni direction assistée ni vitres électriques à l’avant, ni ordinateur ni autoradio (2 haut parleurs), ni témoins de feux allumés et d’ouvrants mal fermés.

   La version haute arbore pêle-mêle jantes alu, caméra de recul, GPS avec Bluetooth mains libres, clim’ automatique, rétroviseurs électriques/dégivrants, phares et essuie-glace automatiques.

Mitsubishi-Space-Star-combineDans le cadran ECO à droite du compteur de vitesse, les plots en arc de cercle changent de couleur selon la dépense de carburant.

Pied de Sioux sur l’accélérateur
   
   A la prise en main, la citadine exactement armée pour répondre aux contraintes du XXIe siècle se rebiffe. Douchent l’enthousiasme, l’ouverture de portière et le coup d’oeil à l’intérieur.

   L’usine aurait-elle transplanté d’un véhicule utilitaire le volant, la planche de bord, le rudimentaire pommeau du levier de vitesses ? C’est « cheap », sans chic.

   A court de progressivité, le pédalier défie le Sioux de démarrer du premier coup. Entre calage et emballement du 3-cylindres, il faut ruser. La boîte appelle du tact au  point mort et de la poigne à l’enclenchement des rapports. Légère, la direction électriquement assistée rappelle les premières du genre : les grandes courbes la révèlent collante.

Sous la rugosité, le génie

   En route, les aspérités et la sonorité (débridée) de la Space Star s’apprivoisent. Ce qui chez elle se voit et s’entend sans délices perd de l’importance. Satisfont, à l’usage, le génie intime de la machine, sa modération génétique.

   Juges de la conduite, les plots verts ou rouges se prêtent à une surveillance oblique qui devient automatique, sans obligation de lâcher la route des yeux. Stimulant.

   Tarif 9690 – 13 990 €.

Dominique FAIVRE-DUBOZ
Photos Estautomag

 

Spécimen

Mitsubishi Space Star 1.2 : citadine 5 portes, 5 places, 3,71 m, 845 kg, coffre 235 dm3, 3,70 m, Ø de braquage 9,2 m, réservoir 35 litres.
Moteur : essence 3 cylindres 1.2, 80 ch à 6000 t/m, 106 Nm à 4000 t/m. Boîte 5 manuelle.
Performances : 180 km/h, 11’’7 au 0-100 km/h.
Consommation mixte : 4,1 litres au cent. CO2 96 g/km.
Prix : 13 990 €.

 

Ajouter un Commentaire


Code de sécurité
Rafraîchir

AddThis Social Bookmark Button